23 mai 2026
48d413da-789c-4818-b042-0d936fedb49a

Dans la soirée du 22 mai 2026, cinq villages situés dans les communes de Dimbal et Bankass, aux abords de Bandiagara, ont été la cible d’attaques simultanées revendiquées par le Jnim. Les localités de Logo, Soulakanda et Dimbal, d’une part, ainsi que Ogossagou et Kouroundé, d’autre part, ont été touchées entre 17 heures et 18 heures. Ces assauts ont opposé les groupes armés aux chasseurs traditionnels dozos, souvent appelés à compenser le manque de présence militaire dans ces zones reculées du centre du Mali.

Les premiers bilans, recueillis auprès d’élus locaux, de responsables de la société civile et de chefs dozos, évoquent une vingtaine de victimes. Parmi elles figurent des chasseurs traditionnels ainsi que des civils, dont certains n’ont pas eu le temps de fuir. Un représentant des dozos a exprimé son amertume face à l’absence de réaction des forces armées maliennes, soulignant qu’aucun communiqué officiel n’a été publié pour faire état de ces attaques. Malgré nos sollicitations répétées, l’armée n’a pas communiqué sur le sujet.

une région sous tension, des habitants en quête de sécurité

Face à la menace persistante de nouveaux assauts, de nombreux habitants ont choisi de quitter leurs foyers pour se réfugier dans les localités voisines, notamment à Bankass, déjà saturée par l’afflux de déplacés. Cette vague de départs suscite des inquiétudes quant à la capacité des structures locales à accueillir ces populations supplémentaires. Il y a seulement quelques jours, cette même zone avait été le théâtre d’affrontements meurtriers ayant fait plus d’une cinquantaine de morts.

Dans un contexte où les accords locaux peinent à s’imposer, un porte-parole du Jnim avait récemment mis en garde contre de nouvelles actions ciblant les villages abritant des bases de chasseurs dozos et refusant de se soumettre aux exigences des groupes armés.