23 mai 2026
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Il y a quatre saisons que l’OL Lyonnes n’a plus remporté la Ligue des champions féminine. Avec huit titres à son actif dans cette compétition, le club lyonnais, le plus décoré d’Europe, n’a pourtant jamais cessé d’être une machine à trophées. Pourtant, depuis six ans, un rival d’envergure s’est imposé sur sa route : le FC Barcelone.

Les Catalanes viennent de se qualifier pour six finales consécutives (hors année covid), avec trois victoires à leur palmarès (2021, 2023, 2024). Deux de ces confrontations ont opposé les deux équipes : en 2022, lors du dernier sacre lyonnais, et en 2024, pour le dernier titre barcelonais. Ce samedi 23 mai à 18h à Oslo, en Norvège, l’affrontement s’annonce comme une bataille titanesque entre les deux formations.

OL Lyonnes en quête d’un quadruplé historique face à Barcelone

Sous la direction de l’ancien entraîneur barcelonais Jonatan Giráldez, l’OL Lyonnes vise un exploit inédit : remporter quatre titres en une seule saison. Après avoir remporté la Coupe de la Ligue et la Coupe de France, il ne reste plus qu’à s’imposer en Ligue des champions et en championnat d’Arkema Première Ligue, prévu le 29 mai face au Paris FC au Groupama Stadium.

« Notre objectif était d’atteindre les quatre finales, et nous y sommes parvenus. Maintenant, il faut concrétiser avec quatre trophées. Nous voulons envoyer un message fort à l’Europe : nous sommes de retour, plus forts que jamais, et nous voulons rendre fier le football français. », confie Selma Bacha, latérale de 25 ans. Sa capitaine, Wendie Renard, légendaire avec 41 trophées à son actif, renchérit : « Nous écrivons une page d’histoire, quelque chose d’exceptionnel. Mais seul le vainqueur sera retenu. »

À seulement 22 ans, Melchie Dumornay, double lauréate du titre de meilleure joueuse de la saison, partage cet état d’esprit : « Nous avons un groupe d’exception, des joueuses talentueuses. Gagner des trophées, c’est ce qui marquera l’histoire. Nous voulons prouver que nous avons su nous remettre en question et faire mieux que lors de notre dernière rencontre face à Barcelone. »

« À une époque, certains ont pu croire que nos victoires étaient faciles. Mais ce n’a jamais été le cas. C’est impressionnant de revenir en finale après un changement d’encadrement et le départ de nombreuses légendes. Pourtant, j’ai toujours considéré l’OL comme le meilleur club pour gagner. », souligne Ada Hegerberg, première détentrice du Ballon d’Or féminin en 2018.

Une finale en Norvège : l’émotion d’un retour au pays pour deux joueuses

Au-delà des statistiques et des palmarès, cette finale à Oslo revêt une dimension particulière pour deux joueuses lyonnaises d’origine norvégienne : Ada Hegerberg et Ingrid Engen. Pour elles, l’enjeu est double : décrocher un trophée sur leur sol et inspirer la nouvelle génération.

« Je suis impatiente de revenir en Norvège avec mon équipe pour montrer au public norvégien ce qu’est le meilleur football féminin. Des joueuses comme Wendie Renard, l’une des plus grandes de l’histoire, méritent d’être mises en lumière. », déclare Ada Hegerberg, présente au club depuis 12 ans.

Ingrid Engen, revenue de Barcelone à l’été 2025, ajoute : « Jouer en Norvège est un honneur. C’était un rêve pour Ada et moi de vivre ce match dans notre pays, dans le stade où nous évoluons habituellement avec la sélection. »

Pour les supporters lyonnais qui ne pourront pas se déplacer, une fan-zone sera installée place des Terreaux, avec retransmission du match sur écran géant.