Les travaux de construction des voies d’accès au pont sur le fleuve Nyong, à Malombo, dans le département du Nyong-et-Kellé, sont en voie d’achèvement. Depuis quelques jours, l’entreprise CFHEC a lancé la phase de signalisation, tandis que les opérations d’assainissement se poursuivent.
Ces voies d’accès, longues de 960 mètres au total sur les deux rives, sont conçues avec un profil en travers de 1×2 voies de 3,5 mètres chacune, complétées par deux accotements de 1,5 mètre de part et d’autre. La structure de la chaussée repose sur une couche de fondation en grave latéritique de 25 cm d’épaisseur, surmontée d’une couche de base en grave concassée 0/31,5 de 20 cm, et enfin d’une couche de roulement en béton bitumineux de 5 cm.
Concernant l’ouvrage principal enjambant le fleuve Nyong, les travaux sont également arrivés à la phase des finitions. Selon les responsables du ministère des Travaux publics, le pont de Malombo devrait être livré avant les délais contractuels, soit environ huit mois avant la date prévue. Au 11 juin, les eaux du Nyong ont libéré l’ouvrage long de 160 mètres, dont la chaussée ne nécessite plus que la signalisation. Les travées, achevées depuis plusieurs mois, soutiennent désormais la structure mixte bipoutre acier-béton qui permettra de franchir le fleuve en toute sécurité.
L’entreprise CFHEC se concentre désormais sur la finalisation des travaux pour préparer la livraison du projet, supervisé par le groupement INTEGC/GENERAL ENGINEERING en tant que mission de contrôle. Le maître d’ouvrage, le ministre des Travaux publics, a assuré un suivi rigoureux tout au long du chantier.
Le déroulement du projet n’a pas été sans embûches : débats sur l’emplacement de la base-vie, difficultés d’acclimatation du personnel, vols de carburant dans les citernes, actions parfois hostiles de riverains, retards de paiement des décomptes, pluies diluviennes et crues du fleuve. Malgré ces obstacles, l’entreprise a tenu son engagement de livrer l’ouvrage avant l’échéance, conformément aux instructions du maître d’ouvrage.