17 juillet 2026
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Après une décennie d’efforts ininterrompus, le Gabon franchit une étape historique en obtenant la validation du deuxième cycle du mécanisme d’examen de la Convention des Nations unies contre la corruption. Cette avancée, saluée par Séraphin Ondoumba, responsable de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), a été officialisée lors d’un dialogue direct organisé à Libreville du 29 juin au 1er juillet 2026.

Ce succès s’inscrit dans le cadre de la résolution 3/1, adoptée en 2011 à New York, et marque l’aboutissement des travaux coordonnés par la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI), dirigée par Nestor Mbou. Désormais pleinement conforme aux standards internationaux, le pays démontre sa détermination à éradiquer ce fléau.

Le Gabon ne se contente plus d’être évalué : il devient un acteur clé de la lutte globale. Désigné par le secrétariat de l’ONUDC aux côtés de l’Uruguay, il a été choisi pour examiner la République des Seychelles sur deux volets essentiels de la Convention : les mesures préventives (chapitre II) et le recouvrement des avoirs (chapitre V). Cette responsabilité souligne la crédibilité acquise par le Gabon sur la scène internationale.

Cette conformité ouvre la porte à un large éventail de réformes structurelles. Parmi elles, l’adaptation du cadre légal avant, pendant et après l’examen, le renforcement du dialogue interinstitutionnel, le développement des compétences des acteurs locaux, ainsi que le partage d’expériences et l’identification des besoins en assistance technique et financière. Autant de leviers qui consolident l’engagement gabonais dans la bataille contre la corruption.