16 juillet 2026
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Vendredi 17 juillet, à 15 heures précises, un avion spécial se posera sur le tarmac de l’aéroport militaire de Dakar. À son bord, Macky Sall, ancien président du Sénégal, entame un retour aussi rapide que stratégique. Un atterrissage qui marque plus que le simple retour d’un homme politique : il symbolise un tournant diplomatique pour l’ancien chef d’État.

Dès sa descente de l’avion, Macky Sall sera reçu à la présidence de la République. Objectif ? Une audience immédiate avant de repartir vers New York avant 18 heures. Une visite éclair, mais aux enjeux majeurs. Car derrière ce déplacement se cache une ambition précise : briguer le poste de secrétaire général des Nations unies. Une candidature que Dakar n’a jamais officiellement soutenue jusqu’à présent.

Pourtant, ce retour sur le sol sénégalais ne fait pas l’unanimité. Entre 2021 et 2024, son mandat a été marqué par des tensions politiques et des controverses persistantes. L’affaire de la dette publique dissimulée, ainsi que les violences enregistrées lors des manifestations, restent des sujets de discorde. Des critiques qui émanent aussi bien de la société civile que des rangs du pouvoir actuel.

Les partisans du Pastef, parti vainqueur de la présidentielle de 2024, ne cachent pas leur hostilité envers l’ancien président. Pour eux, Macky Sall incarne un héritage politique contesté. À ce jour, aucune procédure judiciaire ne le vise directement, mais les appels à la reddition des comptes des anciens dignitaires politiques se multiplient. Une pression qui s’intensifie alors que le pays tourne une nouvelle page de son histoire.