17 juillet 2026
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Me José Mpanda Kabangu, ministre des Postes et Télécommunications de la République Démocratique du Congo, a marqué un tournant décisif dans la stratégie diplomatique de son pays. Mercredi 15 juillet 2026, il a convié les ambassadeurs accrédités en RDC ainsi que les responsables des organisations internationales spécialisées, à une rencontre exclusive au Hilton Hôtel de Kinshasa. L’objectif ? Présenter officiellement la candidature de la RDC pour un siège au Conseil de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), lors des élections prévues en novembre 2026 à Doha, au Qatar, pour le mandat 2027-2030.

Pour le ministre congolais, cette candidature s’inscrit dans une vision ambitieuse : positionner la RDC comme un acteur clé de la transformation numérique africaine et mondiale. « Notre engagement repose sur une conviction forte : la RDC, grâce à sa position géostratégique au cœur de l’Afrique et à son potentiel énergétique et numérique, doit jouer un rôle central dans l’élaboration des politiques internationales des Télécommunications et des Technologies de l’Information et de la Communication », a-t-il déclaré devant un parterre de diplomates.

Me José Mpanda a souligné que la RDC, siège de l’Union Africaine des Télécommunications (UAT), ne peut se permettre de rester en marge des décisions mondiales. « Avec 13 sièges réservés aux États africains au Conseil de l’UIT, notre pays a toutes les légitimités pour représenter le continent. Nous apportons une expertise concrète, une volonté de développement des infrastructures numériques et une capacité à porter la voix des nations en développement », a-t-il ajouté.

Parmi les arguments avancés, le ministre a mis en avant :

  • Le renforcement de la connectivité et de l’inclusion numérique en Afrique ;
  • Le partage des connaissances et des ressources humaines avec les autres États membres ;
  • L’utilisation de son potentiel énergétique pour soutenir les infrastructures technologiques ;
  • La défense d’une gouvernance numérique équilibrée, combinant innovation, sécurité et souveraineté.

Christian Katende, président de l’Autorité de régulation de la Poste et Télécommunications du Congo (ARPTC), a renforcé cette argumentation en rappelant l’importance économique et démographique de la RDC. « Avec plus de 110 millions d’habitants et près de 74 millions d’abonnés mobiles, notre pays représente l’un des plus grands marchés numériques d’Afrique », a-t-il affirmé. Il a également insisté sur l’ambition de faire de la RDC un hub numérique régional, tout en insistant sur la nécessité pour l’Afrique de parler d’une seule voix dans les instances internationales.

Christian Katende, président de l'ARPTC

Il a détaillé les quatre piliers de cette candidature :

  • Amplifier la représentation africaine au sein de l’UIT ;
  • Stimuler les investissements dans les réseaux, les satellites et les centres de données ;
  • Promouvoir une gouvernance numérique sécurisée et souveraine ;
  • Développer les compétences des régulateurs et des États africains via l’innovation et le partage des savoirs.

« Soutenir la RDC, c’est choisir une Afrique qui ne subit plus les mutations technologiques, mais qui les façonne. C’est aussi choisir une Afrique innovante, capable de créer ses propres solutions et de construire un avenir numérique responsable », a-t-il plaidé.

Noëlla Ayeganagato, vice-ministre des Affaires étrangères de la RDC, a réaffirmé l’engagement total de la diplomatie congolaise dans cette démarche. « L’UIT est un partenaire essentiel pour atteindre les objectifs de développement durable. Nous comptons sur le soutien actif des États membres et des pays amis pour faire de cette candidature une réussite », a-t-elle déclaré. Elle a également insisté sur l’importance d’une mobilisation bilatérale et multilatérale pour maximiser les chances de la RDC.

Noëlla Ayeganagato, vice-ministre des Affaires étrangères

La cérémonie a également été l’occasion de rappeler que la formalisation de cette candidature interviendra lors de la Conférence des Plénipotentiaires de l’UIT à Doha en novembre 2026. Une étape cruciale pour la RDC, qui ambitionne de devenir un acteur incontournable de la gouvernance mondiale des télécommunications.

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