23 juillet 2026
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usine de dessalement de Rabat : un projet stratégique relancé entre Veolia et le Maroc

Les discussions autour de l’usine de dessalement de Rabat, projet phare pour le Maroc, ont repris entre le groupe français Veolia et le ministère marocain de l’Intérieur. Avec une capacité annuelle de 300 millions de m³, cette infrastructure s’inscrit comme une solution majeure face aux défis hydriques du pays. Après une période de ralentissement, les pourparlers ont été relancés, sous l’impulsion des autorités des deux pays.

un projet ambitieux au cœur des enjeux économiques et climatiques

Le chantier prévoit une production quotidienne de 822 000 m³ d’eau potable, entièrement alimentée par des énergies renouvelables. L’un des principaux points de négociation concerne le tarif de l’eau dessalée, les deux parties visant un prix cible de 4,5 dirhams par m³. Cette collaboration s’inscrit dans une dynamique de partenariat public-privé, où Veolia prendra en charge la conception, le financement, la construction et l’exploitation de l’usine sur une durée de 35 ans.

Le projet, situé sur la côte atlantique à proximité de Rabat, couvrira les besoins en eau des régions de Rabat-Salé-Kénitra et Fès-Meknès, au profit d’environ 9,3 millions de personnes. Ces avancées surviennent après la signature d’un protocole d’accord en octobre 2024, lors de la visite d’État du président français au Maroc.

contexte politique et économique favorable

Les négociations, qui avaient connu une pause due à des divergences financières et à des conditions climatiques défavorables, reprennent leur cours. Cette relance intervient dans un contexte marqué par la réunion de la Haute Commission mixte Maroc-France à Rabat, présidée par le Premier ministre français et le chef du gouvernement marocain.

Parallèlement, le Maroc attire toujours l’attention des investisseurs internationaux dans le secteur du dessalement. Deux entreprises espagnoles, Acciona et Cox, sont en compétition pour la réalisation de la future usine de dessalement de Tanger, dont la mise en service est prévue entre 2028 et 2029. Ce projet, d’une capacité de 150 millions de m³ par an, illustre l’engouement croissant pour les infrastructures hydrauliques dans le Royaume.