Serigne Mboup exhorte Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko à consolider leur alliance

L’homme d’affaires et maire de Kaolack, Serigne Mboup, s’est dit profondément affecté par la dégradation des relations entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Il a rappelé son soutien indéfectible à Ousmane Sonko lors des dernières élections législatives.
Un appel pressant à l’apaisement et à la collaboration
Les tensions au sein de l’exécutif sénégalais entre le chef de l’État et son ex-Premier ministre continuent de faire réagir. Invité sur les ondes de la TFM dans l’émission Infos Matin, Serigne Mboup a partagé ses inquiétudes quant à l’évolution de cette relation. Pour lui, une telle division pourrait freiner les ambitions de développement du pays.
« Cette situation me peine profondément. J’avais même décidé de me tenir à l’écart de la politique, car ce milieu ne me convenait plus. Pourtant, j’ai soutenu Ousmane Sonko sans réserve lors des législatives, sans jamais m’engager pour un autre candidat », a-t-il confié.
Priorité à la stabilité politique pour le Sénégal
Serigne Mboup a instamment demandé à Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko de privilégier la concorde et de maintenir leur collaboration. Selon lui, un conflit entre ces deux figures majeures du paysage politique pourrait entraver les projets de croissance et de développement national.
« Je leur souhaite sincèrement de cheminer ensemble dans la sérénité. Cela me permettrait de me consacrer à mes activités professionnelles, comme la recherche de partenaires ou la valorisation des daaras », a-t-il expliqué.
L’homme d’affaires a également tenu à clarifier sa position neutre dans ce différend. « Je ne me range ni derrière le président Diomaye ni derrière Sonko. Cependant, si le président m’invite à soutenir des initiatives pour Kaolack, je répondrai favorablement. En revanche, je ne rejoindrai pas son parti politique », a-t-il précisé.
Les conflits politiques, frein au progrès
Serigne Mboup alerte sur les conséquences néfastes des divisions politiques. « Lorsqu’un conflit éclate, tout se bloque. Actuellement au Sénégal, l’immobilisme gagne du terrain », a-t-il souligné.