16 mai 2026
8cb3b68e-cc90-434f-ac5e-859310bf9504

Un ingénieur français d’une trentaine d’années est incarcéré au Sénégal depuis le 14 février, faisant face à des accusations d’« actes contre-nature » et de « tentative de transmission du VIH ». Cette affaire survient alors que les lois sénégalaises réprimant les relations homosexuelles ont été récemment renforcées.

Depuis le 14 février, un citoyen français est en détention au Sénégal, principalement pour des chefs d’accusation d’« actes contre-nature ». Cette arrestation s’inscrit dans un contexte de durcissement des sanctions pénales contre l’homosexualité dans la nation ouest-africaine.

L’individu, un ingénieur d’environ trente ans établi à Dakar, a été appréhendé le 14 février 2026. Les charges retenues contre lui incluent des « actes contre-nature », une « association de malfaiteurs », du « blanchiment de capitaux » et une « tentative de transmission du VIH ». Son arrestation fait partie d’une série d’interpellations dans le pays.

Les autorités françaises, via l’ambassade à Dakar et le consulat, suivent de près ce dossier. Des visites consulaires ont été effectuées et les services diplomatiques à Paris maintiennent un contact régulier avec la famille du détenu, assurant une protection consulaire attentive.

Des manifestants brandissent une pancarte sur laquelle on peut lire « Non à l’homosexualité », lors d’une manifestation à Dakar, au Sénégal, le 23 mai 2025.

Vague d’arrestations pour homosexualité présumée au Sénégal

Le Sénégal, dont la population est majoritairement musulmane, a récemment adopté une législation durcissant la répression des relations homosexuelles. Votée début mars et promulguée le 31 mars par le président Bassirou Diomaye Faye, cette nouvelle loi prévoit des peines de prison allant de cinq à dix ans.

Cette mesure législative intervient dans un climat d’homophobie croissante et de multiples arrestations pour homosexualité présumée. Au Sénégal, les relations entre individus de même sexe sont souvent perçues comme une déviance. Le renforcement de leur répression constitue un engagement politique majeur pour l’actuel gouvernement.

La France, pour sa part, réaffirme son attachement indéfectible aux droits humains universels et indivisibles. Elle souligne également son engagement en faveur de la dépénalisation mondiale de l’homosexualité, de la protection des droits des personnes LGBT+ et de la lutte contre toute forme de discrimination basée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre.