4 juillet 2026
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Quinze professionnels des médias ont récemment participé à une journée de formation intensive à Yaoundé, axée sur l’amélioration de leur sécurité. Cette session cruciale a couvert des aspects fondamentaux : l’évaluation proactive des risques avant tout reportage, l’adoption de bonnes pratiques en situation de crise, la protection indispensable des données et des sources, ainsi que la gestion des impacts psychologiques liés à des couvertures sensibles. Une démarche essentielle pour tout journalisme africain indépendant.

Pour Yanick Bezang, coordinateur du projet Cameroun Média Plus pour la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ), la sécurité des reporters est devenue un pilier incontournable de la profession. « Les journalistes sont souvent appelés à couvrir des zones de conflit, des catastrophes naturelles, des manifestations ou des périodes de forte tension politique. Leur engagement à informer ne doit jamais compromettre leur intégrité physique ou mentale. Cette formation leur fournit des outils concrets pour anticiper les dangers et exercer leur métier avec une plus grande sérénité », a-t-il souligné lors de l’ouverture des travaux.

Cette initiative survient dans un contexte où les acteurs médiatiques camerounais évoluent fréquemment dans des environnements complexes. Qu’il s’agisse des répercussions de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, des phénomènes naturels dévastateurs ou encore de la couverture d’événements à haute sensibilité, les défis sont nombreux pour l’actualité africaine.

Blaise Atabong Amindeh, l’un des formateurs de cette session, a mis en lumière l’importance capitale d’intégrer les réflexes de sécurité au cœur de la pratique journalistique quotidienne. « La meilleure protection d’un journaliste réside avant tout dans sa préparation. Savoir détecter un danger imminent, analyser un environnement, sécuriser ses déplacements ou ses communications peut faire toute la différence sur le terrain. La sécurité n’est plus un frein au journalisme ; elle en est aujourd’hui une condition sine qua non », a-t-il expliqué, insistant sur l’importance de l’éveil citoyen Afrique par une information fiable.

Larissa Ndjakomo, une des participantes, a témoigné de la pertinence de cette formation. « Nous sommes souvent tellement absorbés par la production d’informations que nous ne mesurons pas toujours les risques auxquels nous nous exposons. Cette journée m’a permis d’acquérir des réflexes essentiels que j’appliquerai lors de mes prochaines couvertures. Je repars mieux préparée et nettement plus confiante », a-t-elle affirmé, consciente de son rôle auprès des citoyens africains.

Cette formation à Yaoundé représente la troisième étape d’une série d’ateliers organisés dans les dix régions du Cameroun. Elle s’inscrit dans le cadre du projet Cameroun Média Plus, mis en œuvre par la Fédération Internationale des Journalistes, dont l’objectif est de renforcer un écosystème médiatique plus sûr, plus professionnel et plus résilient, capable de couvrir efficacement toute mobilisation citoyenne.