Dimanche, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Vogan, dans le sud du Togo, pour protester contre la Constitution adoptée en 2024. L'opposition et plusieurs acteurs de la société civile dénoncent cette réforme comme illégale et accrocheuse au maintien du pouvoir du président Faure Gnassingbé.
Le rassemblement, organisé par le Cadre national de concertation pour le changement au Togo (CNCC), a été marqué par des pancartes portant des slogans tels que « Non au changement anticonstitutionnel du gouvernement » ou encore « Coup d'État constitutionnel ». Les manifestants déclarent qu'ils ne pourront jamais accepter une réforme qui vise à prolonger indéfiniment le pouvoir de Faure Gnassingbé.
La nouvelle Loi fondamentale a profondément modifié les institutions togolaises, mettant fin à l'élection du chef de l'État au suffrage universel direct et instaurant un régime parlementaire. Le poste de président du Conseil est occupé par Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005.
Les tensions autour de cette réforme ont déjà provoqué des manifestations en 2025, ayant fait sept morts selon la société civile, tandis que le parquet évoque cinq décès par noyade. La Cour de justice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a estimé que cette réforme constituait « un changement anticonstitutionnel de gouvernement ».