3 juin 2026
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La finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 reste au cœur d’une controverse majeure. Une décision du jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF), rendue le 17 mars, a attribué la victoire au Maroc sur tapis vert (3-0), malgré la performance du Sénégal sur le terrain (1-0). La Fédération sénégalaise de football (FSF) a immédiatement saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour contester cette décision.

Parallèlement, une affaire judiciaire épineuse secoue également les esprits. Dix-huit supporters sénégalais, accusés de hooliganisme à la suite des incidents survenus lors de la finale le 18 janvier, ont été condamnés en première instance le 19 février à des peines variant de trois mois à un an de prison. Leur appel a été examiné à Rabat ce lundi.

Lors de l’audience, il a été précisé que les supporters condamnés à trois mois pourraient être libérés dès samedi prochain. Pourtant, le parquet a maintenu sa demande de durcissement des peines, allant jusqu’à deux ans de prison, selon les informations communiquées par RMC. Les prévenus sont poursuivis pour violences envers les forces de l’ordre, intrusion sur le terrain et jets d’objets divers.

Des erreurs judiciaires dénoncées

La défense des supporters sénégalais présente une version radicalement différente. Selon eux, leur descente sur la pelouse serait due à un mouvement de foule incontrôlable, voire à une tentative d’échapper à des agressions (crachats et jets de projectiles). « Il y a eu des erreurs, les véritables responsables ne se trouvent pas ici, mais au Sénégal », a déclaré l’un de leurs avocats, Patrick Kabou, à l’AFP.

Les débats ont mis en lumière une opposition procédurale marquée. La défense a sollicité la diffusion des vidéos des incidents pour identifier clairement ses clients, une demande rejetée par le parquet, qui s’appuie sur le flagrant délit : « Les images ont été vues en direct dans le monde entier », a-t-il argumenté.