3 juin 2026
03ba53ec-bae9-4c5b-b3b4-908a4f40e306

Un membre influent de Pastef dément fermement les allégations de Sonko

Sur sa page Facebook, Aldiouma Sow, cadre du Bureau politique national (BPN) de Pastef les Patriotes, a pris la parole pour clarifier la position des responsables du parti ayant accepté l’invitation du président Bassirou Diomaye Faye. Cette prise de position intervient alors que les tensions entre le chef de l’État et son ancien Premier ministre, Ousmane Sonko, s’intensifient et divisent profondément le paysage politique sénégalais.

Pour Aldiouma Sow, le dialogue initié par Bassirou Diomaye Faye ne relève pas d’une manœuvre opportuniste, mais d’une démarche sincère et engagée. Il rappelle que cette volonté de dialogue est ancrée dans la vision du président depuis son appel au dialogue national lancé en mai 2025. « Chez lui, le dialogue ne constitue pas une arme de négociation temporaire, mais une conviction ancrée », souligne-t-il. Il insiste sur le fait que le président a consacré « des journées entières à échanger », alors qu’aucune obligation constitutionnelle, éthique ou morale ne l’y obligeait.

Démenti catégorique sur les rumeurs de pacte secret

Aldiouma Sow s’est également attaqué à une rumeur tenace selon laquelle un pacte secret aurait été conclu au Cap Manuel avant la libération de Bassirou Diomaye Faye. Il rejette avec force cette idée : « Le candidat Bassirou Diomaye Faye n’a jamais conclu de pacte secret au Cap Manuel ». Cette déclaration fait suite aux accusations portées par Ousmane Sonko, qui affirme l’existence d’un tel accord entre eux deux. À l’inverse, Aldiouma Sow suggère que c’est dans ce même cadre carcéral que certains candidats auraient, « la main sur le Coran », promis de remettre le pouvoir à Sonko dès leur arrivée à la tête de l’État.

Critique d’un « messianisme destructeur » au sein de Pastef

Le responsable du BPN a également dénoncé ce qu’il qualifie de « messianisme destructeur », une dérive qu’il juge dangereuse pour la cohésion du parti depuis 2022. Il évoque notamment les investitures pour les élections législatives de cette année-là, où les figures historiques de Pastef auraient été écartées au profit de nouveaux alliés. « Ce même schéma sera reproduit lors des prochaines législatives et locales, et cela signifiera la fin politique de la base du parti », met-il en garde. Il appelle les coordonnateurs à « rejeter ce diktat messianique » pour préserver l’avenir de Pastef.

Un message de soutien aux ministres restés fidèles

Aldiouma Sow a également tenu à adresser un message aux ministres ayant choisi de conserver leur poste dans l’exécutif, malgré les pressions internes. « Soyez fiers de votre choix. On pourra vous bannir des groupes WhatsApp ou Telegram, vous exclure des instances nationales, mais personne ne pourra, politiquement parlant, vous retirer votre engagement patriotique », a-t-il affirmé avec conviction.

Il a conclu son intervention en s’adressant aux indécis, les incitant à renoncer à la logique sonkiste avant qu’il ne soit trop tard : « À tous les frères et sœurs, cadres ou députés encore hésitants, vous n’avez rien à perdre en changeant d’avis. »