Le président de la Cour constitutionnelle, Dieudonné Aba’a Owono, a accordé audience à la délégation de l’Union des agents retraités des Forces de défense et de sécurité du Gabon.
Cette entrevue intervient à un moment clé pour l’organisation. Fraîchement reconnue par le ministère de l’Intérieur et officiellement présentée aux autorités de la Défense nationale, l’association dispose désormais de la légitimité nécessaire pour agir.
Pour ces retraités, l’amertume est grande : après des décennies consacrées à la protection de la Nation, ils réclament aujourd’hui le paiement de plusieurs droits et prestations sociales qu’ils estiment légitimement leur être dus.
Un traitement à deux vitesses dénoncé
Au cœur de leur colère se trouve une injustice poignante : la différence de traitement entre les différentes catégories d’agents au moment d’aborder la retraite.
Le président de l’Union, Jean Edgard Moussavou, ne mâche pas ses mots pour dénoncer ce deux poids, deux mesures. « Nous avons commencé plusieurs démarches en rapport avec les articles 94 et 104. », a-t-il déclaré.
Le rappel à l’ordre de la Haute juridiction
Sensible à la détresse de ses hôtes, Dieudonné Aba’a Owono a tenu à cadrer les débats. Le président de la Cour constitutionnelle a rappelé à ses interlocuteurs l’importance cruciale de poursuivre leurs revendications dans le strict respect des institutions républicaines et des voies légales et administratives établies.