3 août 2026
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Rencontre diplomatique entre Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères du Maroc, et Mohamed Salem Ould Merzoug, son homologue mauritanien, à Rabat le 22 mai 2026.

Les relations entre la Mauritanie et le Maroc viennent de connaître un regain d’attention lors d’un sommet organisé à Dakar. Le dossier du Sahara occidental, au centre des débats, a ravivé des tensions diplomatiques historiques entre les deux pays. Cette rencontre, qui s’est tenue en marge d’événements régionaux, a mis en lumière les divergences persistantes sur une question qui divise l’Afrique depuis des décennies.

Le Sahara occidental, un sujet de division persistante

Le conflit autour du Sahara occidental reste un point de friction majeur entre Rabat et Nouakchott. Le Maroc, qui revendique la souveraineté sur ce territoire, a toujours défendu une position ferme, tandis que la Mauritanie, bien que moins impliquée, se trouve indirectement concernée par les enjeux géopolitiques de la région. Les deux pays, bien que membres de l’Union africaine, affichent des positions divergentes sur la question, ce qui complexifie les relations bilatérales.

Une rencontre diplomatique sous haute tension

Lors de leur entretien à Rabat en mai dernier, les ministres des Affaires étrangères des deux pays, Nasser Bourita et Mohamed Salem Ould Merzoug, ont échangé sur les défis communs, mais aussi sur les désaccords persistants. Les discussions ont révélé des frictions diplomatiques autour de la reconnaissance du Sahara occidental comme territoire indépendant ou intégré au Maroc. Un sujet qui, une fois de plus, a ravivé les tensions latentes entre les deux nations.

Les enjeux pour l’Afrique et la diplomatie régionale

Cette situation met en lumière les challenges de la diplomatie africaine dans la gestion des conflits territoriaux. Le Maroc et la Mauritanie, bien que proches, doivent naviguer entre leurs intérêts nationaux et les attentes de la communauté internationale. L’organisation de ce sommet à Dakar souligne aussi l’importance croissante du Sénégal dans les équilibres régionaux, où les questions sahariennes occupent une place centrale.

Les observateurs s’interrogent désormais sur les prochaines étapes. Une mobilisation diplomatique accrue sera-t-elle nécessaire pour apaiser les tensions ? Ou bien le dossier du Sahara occidental continuera-t-il de peser sur les relations entre le Maroc et la Mauritanie ? Une chose est certaine : la question reste un sujet brûlant pour l’Afrique de l’Ouest.