Depuis plus de deux mois, le président du Cameroun, Paul Biya, séjourne en Suisse, alimentant spéculations et rumeurs persistantes sur son état de santé. À travers une déclaration officielle, le gouvernement camerounais a tenu à rétablir la vérité, mettant un terme aux interrogations concernant une éventuelle disparition ou une vacance du pouvoir.
Paul Biya «est en vie» et les institutions fonctionnent normalement
Face aux allégations relayées ces dernières semaines, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, a catégoriquement démenti toute information concernant le décès du chef de l’État. Lors d’une prise de parole publique, il a affirmé avec fermeté : «Paul Biya est en vie et n’a pas démissionné».
Le gouvernement camerounais a également précisé que Paul Biya «va bientôt rentrer au Cameroun», sans pour autant pouvoir indiquer une date précise pour ce retour. Cette annonce vise à rassurer la population et les partenaires internationaux sur la stabilité du pays.
Une intervention médicale confirmée, mais sans détails
Le porte-parole a reconnu que Paul Biya a subi une opération chirurgicale ces dernières semaines. Cependant, il a tenu à préciser que le président se trouve à Genève, en Suisse, et qu’il n’est pas hospitalisé. «Il a fait une intervention, il y a quelque temps. Je confirme qu’il est à Genève, mais pas hospitalisé», a-t-il déclaré.
Cette clarification intervient alors que des sources non officielles évoquaient une hospitalisation prolongée, suscitant des inquiétudes quant à l’état de santé du président camerounais.
Pas de vacance du pouvoir : les institutions camerounaises restent opérationnelles
René Emmanuel Sadi a réaffirmé que «la question d’une vacance du pouvoir ne se pose pas», rappelant que seul le Conseil constitutionnel est habilité à constater une telle situation. À ce jour, cette instance n’a émis aucun communiqué sur le sujet, confirmant ainsi que les institutions de l’État fonctionnent normalement.
Le porte-parole a également souligné que «les principaux responsables de l’administration vaquent à leurs occupations», attestant de la continuité de l’action gouvernementale.