
Dans un contexte où le Sénégal fait face à d’importants défis économiques et sociaux, Serigne Modou Kara Mbacké a lancé un vibrant appel à la cohésion nationale. Pour le guide religieux, les querelles personnelles doivent céder la place à l’intérêt supérieur de la nation.
L’appel à l’unité depuis Mermoz
À l’occasion du Grand Magal de Touba, événement commémorant l’exil de Cheikh Ahmadou Bamba, plusieurs figures religieuses ont partagé leurs perspectives sur l’actualité sénégalaise. Depuis sa résidence de Mermoz, Serigne Modou Kara Mbacké s’est distingué en abordant les tensions perceptibles entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et son Premier ministre, Ousmane Sonko. Il a fermement encouragé les deux dirigeants à transcender leurs divergences pour le bien du pays.
Face à une assemblée de fidèles attentifs, le dignitaire religieux a délivré un message de conciliation. « Leurs retrouvailles ne sont pas à exclure, car ils représentent une minorité au regard de l’ensemble de la population. Qu’ils (Diomaye et Sonko) se rassemblent pour l’intérêt du pays », a-t-il déclaré avec force. Serigne Modou Kara Mbacké a souligné que l’heure n’est plus aux conflits individuels, mais à l’impératif d’une unité nationale forte, essentielle pour surmonter les obstacles économiques et sociaux qui pèsent sur le Sénégal.
Un rappel à la réconciliation
Le guide religieux n’a pas hésité à élever le ton, pressant les deux hommes à tourner définitivement la page de leur désaccord. « Ils doivent se retrouver et repartir de zéro pour l’intérêt du pays. Ce sont des cousins à plaisanterie », a-t-il insisté, utilisant une référence culturelle sénégalaise pour appuyer son plaidoyer en faveur de l’apaisement et d’une mobilisation citoyenne pour la cohésion.
Au-delà des dynamiques de pouvoir actuelles, Serigne Modou Kara a rappelé que la relation entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko est ancrée dans une histoire commune de lutte, bien antérieure à leur ascension politique. En se positionnant comme médiateur, le marabout cherche clairement à influencer la scène politique actuelle, réaffirmant que l’unité nationale doit primer sur toute ambition personnelle. « Ce n’est pas la politique qui nous a unis, mais plutôt le travail, jusqu’à ce que la parenté s’installe avec les homonymes », a-t-il conclu, exhortant à un dépassement des clivages au profit de l’essentiel pour l’actualité africaine et le développement du Sénégal.