2 juillet 2026
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Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, s’est exprimé sur les relations complexes entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda. Cette prise de parole intervient après la sixième réunion du Comité conjoint de suivi de l’accord de paix, tenue récemment à Londres. Lors de cette rencontre cruciale, Kigali et Kinshasa ont réaffirmé leur volonté de désamorcer les tensions bilatérales, notamment dans la région sensible de Minembwe, et d’étendre la portée du mécanisme de vérification du cessez-le-feu.

Cependant, ces engagements diplomatiques se heurtent à une réalité plus tendue. Les États-Unis ont récemment intensifié leurs sanctions à l’encontre de plusieurs responsables et entités rwandaises. Ces mesures sont motivées par des accusations de complicité dans le trafic illicite d’or et de coltan, des minerais stratégiques provenant des zones sous le contrôle de la coalition AFC/M23. Devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, Massad Boulos, l’émissaire américain, a ouvertement mis en doute la sincérité du respect des engagements pris par Kigali.

Dans ce contexte de pressions internationales et d’allégations convergentes, la question se pose : le Rwanda maintiendra-t-il sa position face à ces accusations de soutien à des réseaux de trafic illicite ? Olivier Nduhungirehe a été invité à éclaircir la position de son pays face à ces interrogations pressantes.

Le ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Olivier Nduhungirehe, assiste à la cérémonie de signature d'un accord de paix entre le Rwanda et la République démocratique du Congo au Département d'État, vendredi 27 juin 2025, à Washington [image d'illustration].