1 juillet 2026
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Bisimwa, Nangaa, Kimbulungu

Un rapport final du Groupe d’experts des Nations Unies, rendu public le 11 juin 2026, met en lumière une réalité alarmante dans l’est de la République démocratique du Congo. Ce document accuse explicitement l’Alliance du Congo (AFC/M23) d’être le groupe armé non étatique le plus impliqué dans les violations du droit international humanitaire dans cette région.

Les exactions imputées à l’AFC/M23 sont nombreuses et graves : elles incluent des exécutions systématiques, la destruction délibérée de villages entiers et l’incendie de biens vitaux pour la survie des populations dans les chefferies de Bwito et Bwisha, situées dans le territoire de Rutshuru. Le rapport dénonce également un blocus humanitaire imposé à Minembwe, qui prive la communauté Banyamulenge de l’accès aux produits de première nécessité, exacerbant une crise déjà profonde.

Parmi les violences recensées, les violences sexuelles liées au conflit ont atteint des proportions jugées « sans précédent » depuis 2024. Le rapport de l’ONU identifie l’AFC/M23 comme le principal responsable de ces actes odieux, touchant de manière disproportionnée les femmes et les filles.

Le document des Nations Unies apporte une nuance importante en soulignant que les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sont, de leur côté, le principal acteur étatique responsable de violations. Cette double désignation met en évidence la complexité du conflit, révélant que les atrocités ne sont pas l’apanage d’un seul camp et compliquant les analyses qui tendent à présenter la situation comme une simple agression extérieure.