13 mai 2026
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Lors du premier sommet africain dédié aux systèmes de santé et à la souveraineté sanitaire, organisé les 28 et 29 novembre à Dakhla (Maroc), le ministre de la Santé et de l’Hygiène publiques du Niger, le colonel major Garba Hakimi, a mis en lumière les avancées significatives du pays dans ce domaine. Une déclaration qui s’inscrit dans une vision stratégique portée par les plus hautes autorités nigériennes, dont le Général Abdourahmane Tiani, Président de la République.

Des infrastructures sanitaires au service de la population

Le ministre a souligné que le Niger progresse activement vers la souveraineté sanitaire grâce à un plan ambitieux de construction et de modernisation d’infrastructures. « Des hôpitaux et des centres de santé intégrés sont érigés sur l’ensemble du territoire national », a-t-il indiqué. Ces équipements visent à renforcer les soins de santé primaires et à offrir une prise en charge de qualité, notamment dans les zones communautaires. « Un système de santé robuste repose avant tout sur des infrastructures de base accessibles », a-t-il ajouté.

Investissements et formation : les piliers de la souveraineté sanitaire

L’acquisition d’équipements médicaux de pointe et la formation continue du personnel soignant figurent parmi les priorités du gouvernement nigérien. « Ces investissements permettent aux médecins et aux techniciens de poser des diagnostics précis et d’assurer une prise en charge efficace des patients », a expliqué le ministre Hakimi. Parallèlement, des cycles de spécialisation et de renforcement des compétences sont mis en place pour garantir l’efficacité des ressources humaines, élément clé d’un système sanitaire performant.

Gratuité des soins et allocations budgétaires : des mesures concrètes

Le secteur de la santé bénéficie d’un soutien financier accru, avec des allocations budgétaires substantielles. Le gouvernement a également instauré des mesures sociales, comme la gratuité de certains actes médicaux (accouchements, soins pour les enfants de moins de 5 ans) et une réduction de 50 % des tarifs dans les formations sanitaires publiques. « Ces initiatives visent à démocratiser l’accès aux soins et à tendre vers la couverture sanitaire universelle », a déclaré le ministre.

Les défis africains et les solutions nigériennes

Lors des travaux du sommet, les experts ont identifié plusieurs défis majeurs pour le continent, notamment la fragilité des systèmes sanitaires, les lacunes en matière de gouvernance et les insuffisances de financement. Pour le Niger, la solution passe par une stratégie nationale visant à renforcer la résilience et la performance du système de santé. « L’objectif n’est pas seulement d’identifier les problèmes, mais de mettre en place des mécanismes pour les surmonter », a insisté Hakimi.

Une vision royale inspirante

Le sommet de Dakhla a également permis de saluer la vision du Roi du Maroc, qui promeut une Afrique souveraine sur le plan sanitaire. L’inauguration de l’Académie africaine des sciences de la santé et la construction d’hôpitaux universitaires au Maroc ont été saluées comme des modèles à suivre. « La souveraineté sanitaire ne peut être atteinte sans des ressources humaines qualifiées », a rappelé le ministre nigérien, soulignant l’importance de former des professionnels compétents.

Vers une Afrique autonome en matière de santé

Le Niger milite pour que les chefs d’État africains allouent au moins 15 % de leur budget national à la santé, afin de garantir un financement suffisant pour les équipements et la formation. « La souveraineté sanitaire n’attend pas l’aide extérieure : elle se construit par nos propres efforts », a affirmé Hakimi. Il a également évoqué l’émergence de modèles de financement innovants pour consolider les systèmes de santé du continent.

La feuille de route de Dakhla : cinq axes pour l’avenir

Les conclusions du sommet ont abouti à une feuille de route en cinq axes : épidémiologie, capital humain/formation, recherche et innovation, financement/gouvernance, infrastructures et accès équitable. « En travaillant sur ces priorités, l’Afrique peut concrétiser sa souveraineté sanitaire », a conclu le ministre, optimiste quant aux perspectives du continent.