30 juin 2026
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Dans un monde où les échanges économiques exigent une confiance sans faille, l’Afrique accélère sa transformation réglementaire. La capitale togolaise se prépare à accueillir les 8 et 9 juillet 2026 la troisième édition de la « Rencontre des Compliance et Risk Officers ».

Ce rendez-vous professionnel, désormais incontournable sur le continent, réunira plus de 1 000 spécialistes africains et européens. L’objectif : trouver comment allier développement économique, respect des critères des bailleurs de fonds et éthique des affaires.

La conformité, pilier stratégique des institutions africaines

Longtemps considérée comme une simple formalité, la conformité est devenue le moteur stratégique des banques et des multinationales implantées en Afrique. Elle englobe l’ensemble des procédures visant à garantir le respect des lois et des règles éthiques.

De la lutte contre le blanchiment d’argent à la prévention de la corruption, en passant par la protection des données personnelles et la gestion des risques de réputation, la conformité est désormais indispensable pour inspirer confiance aux marchés.

Ce sujet prend une ampleur particulière à Lomé car l’Afrique subit une pression croissante. Les institutions financières internationales et les partenaires au développement resserrent leurs exigences. Pour les banques et les entreprises publiques, posséder un service de conformité solide n’est plus un avantage : c’est une condition essentielle pour éviter les sanctions et préserver l’accès aux réseaux bancaires mondiaux.

Pourquoi Lomé est un choix stratégique

Accueillir ce millier d’experts au Togo n’est pas un hasard. Ces dernières années, le pays a entrepris d’importantes réformes pour assainir son environnement des affaires et moderniser son cadre juridique, en s’alignnotamment sur les directives de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. En faisant de sa capitale un centre de réflexion sur le risque, le Togo se positionne comme un acteur clé de la transparence financière dans la sous-région.

Pendant deux jours, les échanges entre experts européens et africains permettront de confronter les pratiques et d’harmoniser les standards. Face à des crises géopolitiques changeantes et à des réglementations de plus en plus extraterritoriales, l’Afrique de l’Ouest veut montrer à Lomé qu’elle ne subit plus les normes mondiales, mais qu’elle forme des cadres capables de les appliquer.