La Nouvelle Génération Congolaise, un collectif dynamique de jeunes, a tenu une conférence de presse significative ce mardi 2 juin à Kinshasa. Au cœur des discussions : le débat intense autour d’une potentielle réforme constitutionnelle, un sujet qui divise actuellement l’échiquier politique en République Démocratique du Congo.
Affirmant que toute réflexion sur la Constitution est un droit fondamental et non un délit, la Nouvelle Génération Congolaise a néanmoins posé trois conditions préalables à toute modification de la loi fondamentale : « une nécessité clairement établie, un consensus national d’envergure et un environnement politique serein ».
« Avant de prendre position pour ou contre, il est de notre devoir de soulever les questions essentielles : pourquoi envisager un changement de la Constitution maintenant ? Quels problèmes spécifiques cette réforme prétend-elle résoudre ? Comment cette modification améliorera-t-elle concrètement le quotidien des Congolais ? Qui en sera le véritable bénéficiaire : la Nation ou certains acteurs politiques ? Comment s’assurer que cette réforme renforcera la démocratie et non des intérêts particuliers ? Tant que ces interrogations n’auront pas de réponses claires, transparentes et convaincantes, la discussion continuera d’alimenter la méfiance et la discorde », a souligné Mukenge Totoro, porte-parole de la Nouvelle Génération.
Face aux dynamiques de pouvoir entre la majorité et l’opposition, cette structure de jeunes a réaffirmé ses priorités inébranlables : la République, la stabilité du pays et le bien-être du peuple congolais.
Par ailleurs, la Nouvelle Génération a lancé un appel vibrant à la jeunesse, l’exhortant à ne plus se laisser cantonner au rôle de simple réservoir électoral ou de force de mobilisation au service d’intérêts qui ne sont pas les siens. Au contraire, elle doit « s’affirmer comme une force de réflexion, de proposition, de contrôle citoyen et de transformation nationale ».
Concernant la journée « ville morte » organisée ce mercredi à l’initiative de l’opposition, la Nouvelle Génération Congolaise a rappelé qu’il s’agit d’un droit de revendication, garanti par la Constitution. Elle estime que la RDC a besoin à la fois d’une opposition capable de faire des propositions constructives et d’une opposition de contestation. Le mouvement encourage néanmoins toutes les parties prenantes à privilégier les voies du « dialogue, des idées et des réformes constructives ».