11 juillet 2026
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La Chine appuie la lutte de la RDC contre les violences sexuelles grâce à la paix

Lors d’une séance tenue le 8 juillet 2026 au Conseil de sécurité des Nations Unies, l’ambassadeur chinois Fu Cong a vivement dénoncé l’escalade des violences sexuelles dans les zones de conflit, soulignant que ces actes ciblent principalement les femmes et les filles. Pour lui, ces crimes, souvent utilisés comme armes de guerre ou de terrorisme, violent les résolutions de l’ONU et le droit international, infligeant des traumatismes profonds aux victimes et à leurs communautés.

Dans son intervention, il a rappelé que ces violences ont plus que doublé en un an, selon les alertes lancées par la représentante spéciale de l’ONU, Pramila Patten. La République démocratique du Congo (RDC) figure parmi les pays les plus touchés, notamment dans sa partie orientale, en raison de l’activisme des groupes armés locaux et étrangers, ainsi que de l’implication du Rwanda via le groupe AFC/M23.

Le diplomate a réaffirmé que la souveraineté nationale doit être respectée et que les États ont la responsabilité première de prévenir ces violences et de protéger les populations vulnérables. Il a également insisté sur le rôle de la communauté internationale, qui doit soutenir les pays concernés sans empiéter sur leur autorité, en renforçant leurs capacités sécuritaires et judiciaires pour garantir justice et protection aux victimes.

Des progrès notables en RDC et en Colombie

Fu Cong a salué les avancées réalisées par la RDC et la Colombie, qui ont mis en place des mécanismes adaptés pour enquêter, poursuivre les auteurs et soutenir les survivants. Il a appelé la représentante spéciale de l’ONU et les experts à poursuivre leur appui aux pays concernés pour éradiquer ces crimes.

Le représentant chinois a également mis en avant le rôle fondamental de la paix et de la stabilité pour mettre fin à ces violences. Selon lui, les conflits armés et l’affaiblissement de l’État de droit créent un terrain propice à ces crimes. Il a plaidé pour une approche globale de la sécurité, privilégiant le dialogue, la médiation et le respect du droit international humanitaire.

« Seules la paix et la stabilité permettront d’endiguer ces violences à la racine et de créer un environnement favorable aux actions judiciaires et humanitaires. La communauté internationale doit promouvoir un concept de sécurité commun, coopératif et durable, tout en maintenant une tolérance zéro envers le terrorisme et en renforçant la coopération internationale. »

Renforcer l’assistance aux victimes

Fu Cong a également souligné l’importance d’améliorer les systèmes d’assistance aux victimes, notamment en matière de soins médicaux, de soutien psychologique, d’accompagnement juridique et économique. Il a appelé les donateurs à honorer leurs engagements financiers pour permettre aux survivants d’accéder à une réinsertion complète.

« Les Nations Unies et les agences humanitaires font face à des pénuries de financement, limitant les programmes d’assistance et laissant de nombreux survivants sans recours. Nous exhortons les donateurs, en particulier les pays ayant une responsabilité historique, à fournir un soutien stable et prévisible. »

Cette intervention survient dans un contexte où les femmes de l’est de la RDC restent particulièrement vulnérables, victimes des violences perpétrées par des groupes armés locaux et étrangers. Malgré les initiatives diplomatiques, la situation sur le terrain reste critique, avec des affrontements persistants et des accusations mutuelles entre les parties.