25 juin 2026
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L’économie gabonaise, qui plafonne sous les 5 % de croissance depuis une décennie, s’apprête à opérer une rupture décisive. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a présenté une feuille de route stratégique pour sortir le pays de la dépendance aux ressources naturelles.

Le 24 juin 2026, le chef de l’État a détaillé sa vision pour réveiller le potentiel économique du Gabon.

Rompre avec l’illusion de la rente

Pour le président, le diagnostic de la léthargie économique est clair : « Le Gabon a vécu sur un modèle rentier qui ne crée pas de croissance, encore moins inclusive. »

En dénonçant l’exportation brute de pétrole et de manganèse, il souligne un non-sens économique : « Exporter du brut, c’est exporter nos emplois. »

Les trois axes d’une nouvelle ère économique

Pour corriger cette trajectoire et bâtir une économie forte génératrice d’emplois locaux, le président articule sa stratégie autour de trois piliers :

  1. L’industrialisation systématique par la transformation locale des matières premières.
  2. La diversification de l’économie, avec un accent massif sur l’agriculture et les services.
  3. L’assainissement du climat des affaires pour attirer les investissements.

Le PNCD 2026-2030 : l’arme de la relance

Cette vision se concrétise à travers le Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030, un programme ambitieux visant à propulser le taux de croissance entre 6 % et 7 %.

Le PNCD cible des secteurs stratégiques : la transformation du manganèse, le développement des filières avicole et bovine, l’essor du numérique, ainsi que la valorisation de la richesse forestière sur les marchés carbone.

« Le Gabon a les ressources. Ce qui lui manquait, c’était la gouvernance. Nous l’avons rétablie », a affirmé Brice Clotaire Oligui Nguema.

En liant l’ambition économique au retour d’une gouvernance rigoureuse, le président entend replacer le Gabon parmi les nations les plus dynamiques du continent d’ici 2030.