Bongouanou, 06 juillet — Le ministère ivoirien en charge des droits des femmes a réitéré avec fermeté sa politique de « tolérance zéro » contre les mutilations génitales féminines, après l’aggression brutale de cinq jeunes filles dans la localité de Bongouanou. Cette annonce intervient suite à un communiqué officiel décrivant des faits d’une extrême gravité survenus dans la nuit du 30 juin au 1er juillet, dans le quartier Dioulakro, situé à Kangandi, un village relevant de la commune de Bongouanou.
Des violences inacceptables contre des mineures
Les cinq victimes, dont l’âge varie entre trois et neuf ans, ont été victimes d’une pratique d’une violence inouïe. Selon les informations transmises, cette agression a provoqué chez ces enfants des hémorragies massives, des troubles urinaires persistants et des séquelles psychologiques profondes. Les autorités ont qualifié cette situation de « véritable drame humanitaire » nécessitant une réponse immédiate et sans faille.
Une intervention rapide des services publics
Alertées par un signalement anonyme, les équipes spécialisées du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, associées à la protection judiciaire de l’enfance et aux forces de l’ordre locales, sont intervenues sans délai. Leur action a permis de porter secours aux cinq fillettes et de les conduire en urgence à l’Établissement public hospitalier départemental de Bongouanou. Une fois stabilisées, elles ont été placées sous la protection de l’État dans un centre d’accueil dédié, où elles bénéficient désormais d’un accompagnement médical, psychologique et social complet.
Poursuites judiciaires engagées contre les responsables
Dès leur arrestation par les forces de l’ordre, deux suspects ont été présentés devant la justice. Les investigations se poursuivent activement afin d’identifier l’ensemble des complices et organisateurs de cet acte barbare. Les autorités ont réaffirmé leur détermination à traduire tous les responsables devant les tribunaux, conformément à la législation ivoirienne qui sanctionne sévèrement les mutilations génitales féminines.
Un combat national contre les violences faites aux femmes
Cette prise de position s’inscrit dans la continuité des engagements pris le 13 juin dernier par la Première dame de Côte d’Ivoire, en faveur de l’élimination des violences basées sur le genre. Le gouvernement appelle à une mobilisation collective pour mettre fin à cette pratique ancestrale, encore trop répandue dans certaines régions du pays.
Les populations sont invitées à signaler sans délai tout acte ou tentative de mutilation génitale. Les autorités rappellent que cette infraction est passible de lourdes peines et que la loi protège fermement les droits des femmes et des enfants.