13 mai 2026
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Alors que le Premier ministre Ousmane Sonko organisait un colloque à Dakar sur « la quête d’alternatives aux solutions des institutions de Bretton Woods », impliquant des économistes non conventionnels, le cabinet du président Bassirou Diomaye Faye a publié un communiqué marquant une position claire : le chef de l’État sénégalais supervise personnellement les échanges avec le Fonds monétaire international (FMI). Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la résolution d’une crise née de la découverte, en 2024, de passifs non déclarés sous l’administration précédente.

Pour affirmer son leadership, le président Diomaye Faye a rencontré Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, lors de l’Africa Forward Summit à Nairobi. Les deux responsables ont exploré des pistes pour atténuer l’endettement du Sénégal. Leur échange s’est conclu sur un engagement à poursuivre les discussions, comme l’a souligné le bureau présidentiel : « Il s’agit d’un dossier prioritaire pour le chef de l’État, qui y consacre toute son attention ». Outre la dette, les dirigeants ont évoqué les défis économiques liés aux tensions au Moyen-Orient, notamment la flambée des prix de l’énergie et ses répercussions sur l’économie sénégalaise.

Le président Diomaye Faye avait déjà marqué sa position l’an dernier en rejetant catégoriquement les propositions du FMI visant à restructurer la dette du pays. Il avait alors qualifié cette idée de « humiliante », refusant de céder à des pressions extérieures jugées inacceptables.

La suspension, en 2024, d’un programme d’aide de 1,8 milliard de dollars par le FMI a été déclenchée par des erreurs dans les rapports d’experts. Aujourd’hui, le Sénégal sollicite un nouveau plan de financement pour allégé un endettement représentant plus de 130 % de son PIB. Le Fonds a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour le pays et anticipe un déficit des comptes courants plus marqué que prévu.