28 juin 2026
b6baa057-3c7e-4a95-8271-0832f42163f8

Lors de l’Assemblée générale ordinaire du Gecam, tenue le 23 juin 2026 à Douala, Célestin Tawamba, président de l’organisation patronale, a dressé un tableau sans concession des obstacles majeurs à l’investissement au Cameroun. Son intervention a mis en lumière la nécessité impérieuse d’une gouvernance proactive pour dynamiser l’économie nationale.

La gouvernance, pilier de la compétitivité économique

Face à une concurrence économique mondiale intense pour attirer capitaux, compétences et innovations, Célestin Tawamba a insisté sur le rôle prépondérant de la qualité de la gouvernance. Selon le président du Gecam, cette dernière est devenue un critère déterminant de compétitivité pour toute nation souhaitant se développer.

Les investisseurs scrutent divers éléments avant de s’engager : la qualité des infrastructures, la fiabilité et le coût de l’approvisionnement énergétique, ainsi que la politique fiscale. Cependant, un facteur se distingue par son importance capitale : la capacité d’un pays à prendre des décisions fermes, à les mettre en œuvre efficacement et à honorer ses engagements. « On investit dans un pays qui décide et non dans un pays qui attend », a-t-il affirmé avec force. C’est sur cette capacité d’action que se jouera une part significative de l’avenir économique du Cameroun, un terrain sur lequel le Gecam entend continuer d’apporter sa contribution avec un sens aigu des responsabilités, une indépendance d’esprit et un profond patriotisme.

De l’analyse à l’action : l’impératif de résultats mesurables

Pour Célestin Tawamba, l’heure n’est plus à l’identification des problèmes, mais bien à la rapidité et à l’efficacité de leur résolution. « La véritable question est désormais de savoir : Comment faire plus vite ? Comment faire mieux ?  Et surtout comment obtenir des résultats mesurables ? », a-t-il interpellé. Il a souligné la nécessité de passer progressivement du temps du diagnostic à celui de l’exécution, des intentions aux réalisations concrètes, et des promesses aux résultats tangibles.

L’« attentisme » qui freine l’économie camerounaise

Le Cameroun traverse actuellement une période singulière, marquée par une forme d’« attentisme » qui impacte l’ensemble de son tissu économique. Les décisions stratégiques se font rares, les processus d’arbitrage s’allongent excessivement, et les projets, même lorsqu’ils sont lancés, progressent avec une lenteur regrettable. Les administrations tendent à privilégier la prudence au détriment de l’initiative, créant un environnement où la visibilité pour les opérateurs économiques se dégrade de jour en jour. Cette situation a des conséquences directes et néfastes sur la confiance des investisseurs et sur le moral des chefs d’entreprise, compromettant ainsi le potentiel de croissance du pays en matière d’investissement.