28 juin 2026
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Il y a précisément un an, le 26 juin 2025, le Togo était le théâtre d’un événement tragique qui a marqué les manifestations nationales. Ce jour-là, Jacques Koami Koutoglo, un adolescent âgé de seulement 15 ans, a perdu la vie dans des circonstances qui continuent de susciter une profonde indignation et de nombreuses questions. Son corps aurait été découvert dans la lagune suite aux incidents survenus.

Au-delà de la dimension humaine du drame, cette affaire est devenue emblématique des allégations de violences perpétrées contre des civils lors des rassemblements populaires. Pour de nombreux observateurs, le décès d’un mineur en marge d’une manifestation constitue un rappel poignant du coût humain inhérent aux tensions politiques persistantes sur le territoire togolais.

Cependant, pour la famille de Jacques, l’épreuve ne s’est pas limitée à sa disparition. Quelques semaines après son décès, les autorités auraient refusé l’autorisation d’organiser une cérémonie commémorative à l’occasion du quarantième jour, le 8 juillet 2025. Cette décision a profondément ébranlé ses proches, qui y ont perçu une atteinte à leur droit fondamental d’exercer leur deuil dans la dignité.

Aux yeux d’une large part de la population togolaise, entraver la capacité d’une famille à honorer la mémoire de son enfant équivaut à prolonger son supplice. En effet, au-delà des divergences politiques, le droit de pleurer un être cher et de lui rendre hommage s’inscrit dans les libertés fondamentales et le respect de la dignité humaine.

Un an plus tard, le nom de Jacques Koami Koutoglo demeure intrinsèquement lié aux exigences de vérité, de justice et de lutte contre l’impunité. Sa disparition continue d’alimenter les appels en faveur d’enquêtes indépendantes concernant les violences qui ont émaillé les manifestations de juin 2025, ainsi que l’établissement des responsabilités.

Pour beaucoup, aucune réconciliation durable ne pourra être envisagée tant que les familles des victimes n’auront pas obtenu de réponses claires sur les circonstances exactes de ces décès et que la justice ne sera pas rendue. Car lorsqu’un enfant perd la vie dans un contexte de contestation politique, c’est l’ensemble de la nation qui est interpellée sur la protection des droits fondamentaux et sur la responsabilité de ceux qui détiennent le pouvoir.