Morocco's defender #2 Achraf Hakimi (2L) celebrates with teammates after scoring his team's first goal during the Africa Cup of Nations (CAN) 2024 group F football match between Morocco and DR Congo at Stade Laurent Pokou in San Pedro on January 21, 2024. (Photo by SIA KAMBOU / AFP)
Pour le Maroc, l’objectif est limpide : décrocher le trophée ou faire face à une immense déception. En quête d’un titre continental depuis près de cinquante ans, les supporters ne cachent plus leur impatience. Suite à l’épopée mémorable au Qatar lors du Mondial 2022, l’étape suivante pour les Lions de l’Atlas devait être la domination de l’actualité africaine footballistique.
Cependant, le parcours s’était arrêté brutalement lors de la précédente édition avec une élimination inattendue contre l’Afrique du Sud dès les huitièmes de finale. L’heure de la revanche a sonné, et cette fois, la compétition se joue sur leurs terres. Cette sortie prématurée avait laissé un goût amer aux coéquipiers d’Achraf Hakimi.
Ibrahim, un jeune passionné de 20 ans, refuse d’imaginer un nouveau scénario catastrophe. « Il est inconcevable qu’une nation de football comme la nôtre n’ait remporté la compétition qu’une seule fois, il y a déjà 49 ans », confie-t-il avec émotion. Selon lui, la sélection traverse son âge d’or et un échec à domicile serait vécu comme un véritable drame national.
Une sélection plus compétitive que jamais
Le jeune expatrié à Ottawa, au Canada, garde en mémoire les scènes de liesse à Casablanca après les exploits mondiaux. Pour cette édition à domicile, l’exigence est montée d’un cran. Les citoyens africains et les fans locaux attendent non seulement la victoire, mais aussi un jeu de qualité. Selon Ibrahim, avec un tel effectif, aucune excuse n’est permise : seul le sacre final validera ce parcours.
Malgré leur confiance, les suiveurs des Lions de l’Atlas ont eu une frayeur début novembre. Lors d’un match au Parc des Princes, Achraf Hakimi a été victime d’un tacle sévère de Luis Diaz, l’attaquant du Bayern Munich. Le diagnostic d’une entorse grave à la cheville a fait craindre le pire, mais Ibrahim reste serein quant à la profondeur du banc marocain.
« L’équipe est plus solide qu’auparavant, même sans Achraf Hakimi », affirme ce fan de Zakaria El Ouahdi. Il souligne que le groupe actuel propose un équilibre parfait entre l’expérience des cadres et la fougue de la nouvelle génération. Le Ballon d’or africain 2025 devrait d’ailleurs être opérationnel pour le coup d’envoi du tournoi face aux Comores.
Une mobilisation citoyenne exceptionnelle
L’organisation de cet événement au Maroc, une première depuis 1988, suscite une attente phénoménale. La mobilisation citoyenne est palpable : malgré des difficultés techniques sur la plateforme de vente, 140 000 billets ont été réservés en seulement 24 heures. Ibrahim fera partie de ceux qui vivront l’événement de l’intérieur.
« C’est une chance unique d’assister à une telle fête dans mon pays d’origine », se réjouit-il. En plus de soutenir son équipe, il prévoit d’assister à l’affiche entre le Sénégal et la République démocratique du Congo à Tanger le 27 décembre. Le coup d’envoi officiel de cette grande messe du football est prévu pour le 21 décembre à Rabat.