2 septembre 2026
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Après le Maroc en 2018, la Côte d’Ivoire pourrait devenir le deuxième pays d’Afrique à accueillir un train à grande vitesse. Le gouvernement ivoirien ambitionne de construire une ligne rapide entre Abidjan, la capitale économique, et Yamoussoukro, la capitale politique fondée par Félix Houphouët-Boigny. Ce tronçon de 640 kilomètres permettrait aux voyageurs de parcourir la distance en 45 minutes, contre près de trois heures actuellement par la route. Les rames à grande vitesse continueraient ensuite vers le nord, desservant Bouaké, deuxième ville du pays, puis Korhogo et Ferkessédougou.

Le projet entre dans une phase d’études de faisabilité et de recherche de financement. Il vise aussi à dynamiser Yamoussoukro et à réduire la pression sur Abidjan, où le logement est devenu très coûteux. Si la Côte d’Ivoire envisageait une candidature pour la Coupe du monde de football 2038, le TGV serait un atout. Cependant, les chances d’obtenir cet événement sont faibles, le Maroc ayant déjà été désigné hôte africain en 2030.

Favoriser le développement économique grâce aux transports

Dans le cadre d’un vaste plan de soutien à la croissance de 175 milliards d’euros, centré sur les infrastructures, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a inscrit ce TGV dans le Programme national de développement 2026-2030. D’autres chantiers sont prévus : le nouveau métro d’Abidjan (en 2029), des routes, un millier de kilomètres d’autoroutes, ainsi que deux aéroports à San Pedro et Bondoukou. Le président Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, veut faire de ces réalisations, et peut-être demain du TGV, des symboles de la modernisation économique et sociale du pays.

La Côte d’Ivoire pourrait se doter d'un TGV reliant Abidjan à Yamoussoukro