Le gouvernement sénégalais et les équipes du Fonds monétaire international (FMI) ont récemment finalisé un accord préliminaire ouvrant la voie à un programme de financement de 36 mois. Ce soutien, octroyé au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), représente une injection de près de 2,2 milliards de dollars (environ 1 229 milliards de FCFA).
Cette manne financière est stratégique pour le Sénégal. Elle vise principalement à consolider la viabilité budgétaire de la nation tout en apportant un appui significatif au secteur privé. Les autorités de Dakar et le FMI ont scellé cette entente technique pour baliser la trajectoire économique du pays sur la période 2026-2029, offrant ainsi un nouvel élan aux finances publiques.
Une économie dynamisée par les hydrocarbures
Malgré un environnement financier parfois complexe, les indicateurs macroéconomiques du Sénégal affichent une résilience notable, reflétant la bonne santé de l’économie nationale :
Une croissance robuste de 6,7 % est anticipée pour 2025, principalement alimentée par l’intensification de la production pétrolière.
Le PIB hors hydrocarbures devrait connaître un rebond de 4,7 % dès le premier trimestre 2026, soutenu par une forte consommation des ménages.
L’inflation reste sous contrôle à 1,4 %, un facteur essentiel pour la préservation du pouvoir d’achat des citoyens sénégalais.

Priorité à la rigueur budgétaire et à l’équité sociale
Le programme triennal prévoit la mise en œuvre de plusieurs mesures clés pour atteindre ses objectifs :
L’augmentation des recettes intérieures afin de diminuer la dépendance à l’endettement externe.
Le renforcement de la gouvernance et de la transparence dans la gestion budgétaire.
La protection des filets sociaux pour prémunir les populations les plus fragiles contre les répercussions des ajustements économiques.
Il est important de noter que l’approbation définitive et le déblocage des fonds sont subordonnés à plusieurs conditions. Celles-ci incluent la validation par le Conseil d’administration du FMI, l’application de mesures correctrices spécifiques, et l’obtention de garanties de financement de la part des partenaires internationaux de Dakar.