À l’approche du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Tchad, prévu le 11 août 2026, Pahimi Padacké Albert, figure de proue de l’opposition et président du Rassemblement national des démocrates tchadiens (RNDT-Le Réveil), a lancé un appel solennel en faveur de l’unité, de l’apaisement et de la réconciliation nationale. Ce message intervient dans un contexte politique complexe pour l’actualité africaine.
Dans une déclaration empreinte d’humilité, de gravité et de responsabilité, l’ancien Premier ministre s’est adressé directement aux citoyens tchadiens à l’occasion de cette importante fête nationale.
Pahimi Padacké Albert a souligné que cette célébration de la liberté se déroule cette année dans un environnement politique marqué par des tensions latentes et un sentiment palpable de frustrations. Il a évoqué un « climat de tension politique silencieuse, mais pesante », nourri par un « sentiment d’exclusion multidimensionnelle » ressenti par une partie de la population.
Face à cette situation délicate, le leader du RNDT-Le Réveil a plaidé avec insistance pour un renforcement du dialogue et une plus grande ouverture. « Aujourd’hui, j’en appelle encore avec responsabilité à l’unité, à l’apaisement, à l’esprit d’ouverture et à la réconciliation des cœurs », a-t-il affirmé, soulignant l’importance d’une véritable mobilisation citoyenne pour la paix.
Dans son discours, Pahimi Padacké Albert a interpellé directement le président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno. Il lui a demandé de prendre des initiatives concrètes et fortes pour consolider la cohésion nationale.
« Au seuil de cette célébration, j’en appelle solennellement à tous les Tchadiens, et au premier desquels, le Maréchal du Tchad, Président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno : Que des décisions fortes viennent vaincre les sentiments d’exclusion et rassemblent davantage notre peuple dans l’unité de la famille tchadienne. Que les moyens constitutionnels à la disposition du Chef de l’État soient mobilisés pour rendre la liberté aux acteurs politiques dont la place n’est pas en prison. Qu’une vraie ouverture politique, assise sur des discussions franches, fraternelles et patriotiques, vienne consacrer cet élan d’apaisement, dans le respect des riches diversités politiques, culturelles et religieuses des filles et fils du pays », a-t-il déclaré, esquissant une feuille de route pour un avenir apaisé.