22 juillet 2026
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Le Comité national économique et financier (CNEF) du Tchad a tenu sa deuxième session ordinaire de l’année à N’Djamena, sous la présidence du ministre d’État chargé des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Tahir Hamid Nguilin, également président du Comité.

Cette réunion a rassemblé le ministre du Commerce et de l’Industrie, Guibolo Fanga Mathieu, le ministre délégué auprès du ministre des Finances en charge de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Saleh Bourma Ali, ainsi que le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui, aux côtés des autres membres statutaires.

Durant cette session, le CNEF a analysé la situation macroéconomique mondiale, sous-régionale et nationale, tout en évaluant les perspectives économiques pour 2026 et les projections à moyen terme. Les présentations ont été assurées par le secrétaire général du Comité et directeur national de la BEAC, Idriss Ahmed Idriss.

Un environnement international toujours instable

Le communiqué final souligne que l’économie mondiale reste perturbée par des tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient, la guerre entre la Russie et l’Ukraine ainsi que l’intensification des barrières commerciales dans plusieurs régions du globe.

Au niveau sous-régional, les économies de la CEMAC conservent une certaine solidité malgré un léger fléchissement. Le Comité met en avant une inflation maîtrisée, une amélioration des équilibres budgétaires et extérieurs, ainsi qu’un renforcement des réserves de change.

Une croissance du PIB de 5,3 % prévue pour 2026

Sur le plan national, le CNEF anticipe une progression du produit intérieur brut (PIB) réel de 5,3 % en 2026, contre 5,1 % en 2025. Cette dynamique serait principalement tirée par le secteur non pétrolier, malgré une baisse attendue dans le secteur pétrolier.

Le Comité relève également un allègement continu des pressions inflationnistes. Le taux d’inflation devrait atteindre 0,5 % en 2026, contre 2,6 % en 2025, reflétant une amélioration notable du cadre macroéconomique.

Des indicateurs financiers en hausse

Les participants ont noté une progression significative des avoirs extérieurs nets à fin mars 2026, accompagnée d’une augmentation de la masse monétaire et d’une couverture des réserves en mois d’importations jugée satisfaisante.

Le système bancaire tchadien et le secteur financier non bancaire affichent des performances prometteuses. Le bilan consolidé des banques a enregistré une croissance de 4,9 % en glissement annuel à fin mars 2026.

Finances publiques et inclusion financière au cœur des débats

Concernant les finances publiques, le CNEF a pris acte de l’exécution du budget de l’État à fin juin 2026. Plusieurs dossiers spécifiques ont été examinés, dont le rapport sur le Taux effectif global (TEG) au premier trimestre 2026, les résultats des missions de contrôle menées auprès des établissements bancaires ainsi que le compte rendu de la réunion technique sur l’ouverture de dépôts de la Banque centrale dans les régions.

À l’issue des travaux, le Comité a réaffirmé sa détermination à surveiller de près l’évolution des indicateurs économiques et financiers pour préserver la stabilité macroéconomique et stimuler la croissance du pays.