Ousmane Sonko, président du parti Pastef, a vivement réagi à la saisine du Conseil constitutionnel par des députés de l’opposition et des non-inscrits. Cette initiative, visant à contester sa réintégration comme député à l’Assemblée nationale, est qualifiée par le leader politique de « complot politique organisé ».
Dans une déclaration publique, Ousmane Sonko a dénoncé une stratégie délibérée pour l’empêcher de siéger au Parlement. « Ces manœuvres relèvent d’une logique de déstabilisation. Les auteurs de ce recours savaient pertinemment que le Conseil constitutionnel n’était pas compétent pour trancher cette affaire », a-t-il affirmé.
Le chef de file de Pastef a également mis en garde contre l’instrumentalisation des institutions à des fins partisanes. « Si l’État utilise ses prérogatives pour nous combattre, nous emploierons tous les moyens constitutionnels pour nous défendre », a-t-il menacé, soulignant que la Constitution reste leur meilleur allié.
Un recours basé sur des arguments contestables
Les députés de l’opposition et les non-inscrits ont justifié leur démarche par un communiqué, affirmant que la réintégration d’Ousmane Sonko était « contraire à la Constitution ». Leur principal argument repose sur l’article 54, qui encadre les incompatibilités entre certaines fonctions publiques et un mandat parlementaire.
Selon eux, Ousmane Sonko, ayant occupé le poste de Premier ministre avant son élection comme député en 2024, se trouvait dans une situation d’inéligibilité dès son entrée en fonction. « Leur interprétation de la loi est biaisée et relève plus de la manipulation que du droit », a rétorqué le leader de Pastef.