Une nouvelle étape pour Sonelgaz-International en Afrique
L’inauguration récente de la centrale électrique de Gorou Banda à Niamey, au Niger, a marqué un tournant dans l’expansion de Sonelgaz-International sur le continent africain. Ce projet de 40 mégawatts, entièrement réalisé par la filiale algérienne, représente le premier investissement énergétique à l’étranger de l’entreprise. Fort de ce succès, un deuxième projet similaire est désormais sur le point de voir le jour à N’Djamena, au Tchad.
Un lancement imminent pour la centrale tchadienne
Lors des cérémonies d’inauguration à Niamey, le ministre tchadien de l’Énergie et des Énergies renouvelables a annoncé la pose prochaine de la première pierre d’une centrale électrique de 40 mégawatts à N’Djamena. Ce projet, confié à Sonelgaz-International, s’inscrit dans le cadre d’un accord bilatéral signé entre l’Algérie et le Tchad en mai dernier. Son objectif ? Renforcer l’autonomie énergétique du Tchad tout en diversifiant les sources d’approvisionnement du pays.
Le ministre a également révélé que d’autres projets sont en discussion dans plusieurs pays africains, avec un intérêt marqué de la part de la Côte d’Ivoire et du Mozambique. Ces initiatives pourraient impliquer des partenariats entre entreprises publiques et privées algériennes, consolidant ainsi la présence de Sonelgaz-International sur le continent.
Une réalisation symbolique au Niger
La centrale de Gorou Banda, inaugurée en présence du Premier ministre nigérien et d’une délégation algérienne, a été qualifiée de « exploit industriel et logistique » par le PDG de Sonelgaz-International, Yazid Djellouli. Lancé dès mars 2026, le projet a nécessité une coordination logistique exceptionnelle, avec plus de vingt rotations aériennes assurées par Air Algérie Cargo pour acheminer les équipements. Une cinquantaine de techniciens et ingénieurs algériens ont travaillé sans relâche pour finaliser l’installation dans des délais records.
Ce projet permettra d’augmenter de près de 20 % la production nationale d’électricité du Niger et d’améliorer l’alimentation énergétique de Niamey. Parallèlement, des études sont en cours pour la réhabilitation du réseau électrique nigérien, notamment sur l’axe stratégique Niamey-Agadez, ouvrant la voie à de futurs contrats.
Un savoir-faire algérien exporté
Yazid Djellouli a souligné l’expertise accumulée par Sonelgaz-International, fruit de programmes ambitieux comme ceux réalisés avec des partenaires internationaux pour des capacités de 8 000 MW et 4 000 MW. Ces réalisations ont permis à l’entreprise de se positionner comme un acteur clé dans l’exportation du modèle énergétique algérien en Afrique.
De son côté, le ministère algérien de l’Énergie a mis en avant la formation de cadres nigériens à l’exploitation et à la maintenance des installations. Un projet de comptoir de pièces détachées est également à l’étude pour assurer la pérennité des équipements. Selon le directeur de la communication du ministère, cette centrale s’inscrit dans une dynamique plus large de développement des activités internationales du groupe.
La directrice générale de la NIGELEC, Fati Abarchi, a salué cette coopération, la qualifiant d’« expérience exceptionnelle » et d’étape historique pour le secteur énergétique nigérien. Elle a confirmé que ce partenariat sera amené à se poursuivre, renforçant les liens entre l’Algérie et le Niger dans le domaine de l’énergie.
Un modèle à reproduire en Afrique
Avec des projets en préparation au Tchad, en Côte d’Ivoire et au Mozambique, Sonelgaz-International confirme sa volonté de devenir un acteur incontournable de l’énergie en Afrique. Ces réalisations, soutenues par des accords gouvernementaux, illustrent l’ambition algérienne de partager son expertise tout en consolidant sa présence économique sur le continent.