Un nouveau traité bilatéral pour redéfinir les liens entre le Maroc et la France
La France et le Maroc s’engagent dans une refonte majeure de leur partenariat avec la préparation d’un traité bilatéral inédit. Ce document, distinct de tous ceux signés précédemment, vise à encadrer une collaboration renforcée sur plusieurs décennies. L’objectif ? S’adapter aux enjeux futurs et ancrer cette relation dans une dynamique ambitieuse.
Le ministre français Sébastien Lecornu a officialisé ce projet lors d’une rencontre à Rabat, le 16 juillet, concluant la quinzième session de haut niveau franco-marocaine. À la tête d’une délégation ministérielle de douze membres, il a souligné l’importance de ce texte : « Nous préparons un traité bilatéral, le premier que la France conclura avec un État en dehors de l’Union européenne. »
Un groupe de travail mixte, associant experts des deux pays, travaille activement à la rédaction de ce document. Il ne s’agira pas d’un simple accord diplomatique, mais d’un cadre juridique et politique pensé pour durer, combinant stabilité et vision prospective.
Un partenariat appelé à s’élargir sur tous les plans
Ce projet s’inscrit dans la continuité de la visite d’État d’Emmanuel Macron au Maroc en octobre 2024. Les deux capitales ont alors convenu de concrétiser des engagements concrets et d’amplifier leur collaboration dans des secteurs clés.
Parmi les domaines prioritaires figurent l’industrie, l’énergie renouvelable, les infrastructures de transport, la défense nationale, la sécurité intérieure, l’agriculture moderne et les échanges culturels. L’accent sera également mis sur les mobilités professionnelles et étudiantes, facilitant les échanges entre les deux nations.
Sébastien Lecornu a également mis en avant les avancées réalisées dans la lutte contre les menaces transnationales. Une coopération renforcée est prévue pour combattre le terrorisme, le trafic de stupéfiants, la traite des êtres humains et l’immigration irrégulière. Un accord sécuritaire global est en cours d’élaboration pour pérenniser ces efforts conjoints.
Le ministre a réitéré la position française concernant le dossier du Sahara, qu’il a qualifiée d’« inaltérable ». Il a assuré que cette position resterait ferme et influencerait durablement les échanges diplomatiques entre Paris et Rabat.