Le retour de l'ancien président Macky Sall sur le sol sénégalais, deux ans après son départ du pouvoir, a été marqué par une audience officielle avec son successeur, Bassirou Diomaye Faye. La quête du soutien diplomatique de Dakar pour propulser l'ex-chef de l'État au poste de Secrétaire général de l'ONU est à la base de cette audience.
Une démarche diplomatique forcée par l’axe Dakar-Burundi
L'ordre du jour de cette rencontre historique a rapidement fuité des salons feutrés de la présidence. Macky Sall, venu solliciter formellement l'appui de la diplomatie sénégalaise, a exposé ses ambitions pour succéder à António Guterres à la tête de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Pour l’ancien dirigeant, obtenir le parrainage officiel de son propre pays est une condition sine qua non pour crédibiliser sa candidature sur l’échiquier international.
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Le pragmatisme d'un arbitrage présidentiel complexe
Face à la requête de son prédécesseur, le président Bassirou Diomaye Faye s’est retrouvé au centre d’un arbitrage complexe. D’un côté, la raison d’État et le prestige international commandent qu’un citoyen sénégalais accède potentiellement à la plus haute fonction multilatérale de la planète. De l’autre, une telle onction officielle suscite de vives résistances au sein de la base politique qui l’a porté au pouvoir en 2024.
Les discussions secrètes ont tourné autour de ce compromis historique : jusqu’où l’actuel chef de l’État peut-il s’engager publiquement sans fragiliser sa propre légitimité ?