Félix Tshisekedi lance un dialogue national inclusif en RDC porté par les leaders religieux
Kinshasa, République Démocratique du Congo — Le président Félix Tshisekedi a annoncé ce vendredi 17 juillet 2026 l’organisation d’un dialogue national inclusif, accompagné par les principales confessions religieuses du pays. Cette initiative vise à renforcer la cohésion nationale et à rétablir la paix dans un contexte marqué par des tensions politiques et sécuritaires persistantes.
Une initiative saluée par les leaders religieux
Cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa et porte-parole de la délégation religieuse, a exprimé la gratitude des confessions présentes lors de l’audience à la Cité de l’Union africaine. « Nous nous réjouissons de cette annonce et exprimons notre profonde reconnaissance au président de la République pour cette initiative », a-t-il déclaré.
Selon lui, ce dialogue doit permettre de concrétiser les efforts du président Tshisekedi en faveur de la paix, de la stabilité et de l’unité nationale. « Notre pays a besoin de communion entre ses fils et filles », a-t-il souligné, insistant sur l’importance de l’unité pour faire face aux défis sécuritaires, notamment dans l’est du Congo, où les conflits persistent.
Un processus à définir pas à pas
Le cardinal Ambongo a précisé que les conditions et modalités de ce dialogue seraient précisées « chemin faisant », en fonction des besoins et des attentes des différentes parties prenantes. « Nous nous engageons à porter cela de l’avant comme un apostolat », a-t-il ajouté, invitant la majorité présidentielle ainsi que l’opposition à s’inscrire pleinement dans ce processus.
Les représentants des principales confessions religieuses, dont Mgr André Bokundoa (Église du Christ au Congo), Mgr Donatien Nshole (Église catholique), l’archevêque Ejiba Yamampia (Église de Réveil du Congo), le cheikh Abdallah Mangala (Communauté musulmane) et le pasteur Éric Senga (Église du Christ au Congo), ont tous apporté leur soutien à cette initiative.
Un contexte politique et sécuritaire tendu
Cette annonce intervient après plusieurs consultations menées autour de la crise politique et sécuritaire en RDC. Le président de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, avait récemment reçu des représentants de l’opposition congolaise et des confessions religieuses à Bujumbura, les appelant à faire preuve de flexibilité en vue d’un dialogue constructif.
Le cardinal Ambongo avait également été reçu par le président Denis Sassou-Nguesso à Brazzaville le 9 juillet, pour échanger sur la situation en RDC.
Les attentes de l’opposition
Si les contours du dialogue restent à préciser, une partie de l’opposition réclame notamment :
- La libération des prisonniers politiques ;
- L’arrêt des poursuites jugées politiques ;
- Le rétablissement des libertés publiques ;
- L’abandon de tout projet de modification de la Constitution avant l’ouverture des discussions.
Le président Tshisekedi s’est dit ouvert au dialogue tout en rappelant que celui-ci ne devait pas servir à contourner les institutions ou remettre en cause la volonté populaire exprimée selon la Constitution.
Une feuille de route à venir
Selon des sources proches des cercles diplomatiques, une feuille de route détaillée devrait être publiée prochainement pour encadrer ce processus. Cette initiative marque une étape importante dans la recherche de solutions aux défis multidimensionnels auxquels fait face la RDC.