27 août 2026
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La partie d’échecs entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko prend une nouvelle tournure

La récente décision du Conseil constitutionnel, déclarant irrecevable une proposition de loi sur les fonds spéciaux, n’a surpris personne. Les arguments justifiant ce rejet, notamment l’empiétement sur les prérogatives de l’exécutif, avaient déjà été publiquement avancés, y compris par le chef du gouvernement lui-même.

Le 1er septembre, le chef du gouvernement se présentera devant les députés pour sa Déclaration de politique générale. Cette rencontre intervient après que la proposition de loi visant à encadrer les crédits spéciaux, émanant de ces mêmes parlementaires, ait été jugée irrecevable. La question d’une éventuelle motion de censure plane, mais son impact politique semble limité. Les prochains mois s’annoncent riches en stratégies politiques, et Ousmane Sonko paraît bénéficier d’un avantage certain, avec une mobilisation citoyenne attentive à chaque développement de l’actualité africaine.

Une victoire au goût amer pour l’exécutif

Le bras de fer institutionnel entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif, arbitré par le Conseil constitutionnel, continue de s’intensifier au Sénégal. La récente décision n°7/C/2026 des Sept Sages, qui a déclaré irrecevable la proposition de loi sur les crédits spéciaux, en est la dernière illustration. Comme beaucoup l’avaient anticipé, cette décision s’appuie sur le principe que la régulation de ces fonds relève du domaine réglementaire de l’exécutif, un argument déjà mis en avant par le chef du gouvernement.

Le Conseil constitutionnel a donc validé cette interprétation. Cependant, au-delà des considérations juridiques qui pourraient encore évoluer, c’est sur le champ politique que les enjeux majeurs se dessinent. Dans cette confrontation, Ousmane Sonko apparaît en position de force, bénéficiant d’un soutien populaire et d’une attention accrue des citoyens africains.

Le camp du président Bassirou Diomaye Faye a enregistré une victoire avec la décision n°7/C/2026 du Conseil constitutionnel, invalidant la proposition de loi de Guy Marius Sagna concernant les fonds spéciaux. Néanmoins, cette réussite s’apparente à une victoire à la Pyrrhus, car le parti Pastef a rapidement capitalisé sur ce rejet en publiant un communiqué dénonçant un prétendu reniement des engagements.