La République démocratique du Congo (RDC) et l’Angola ont formalisé un accord de concession stratégique concernant la ligne ferroviaire Dilolo-Sakania. Ce partenariat crucial vise à dynamiser le transport et le commerce entre les deux nations africaines.
Un engagement de trente ans pour le développement régional
Cet accord de concession détaille la réhabilitation, la modernisation, l’extension et l’exploitation de la liaison ferroviaire. Le tronçon concerné s’étend de Dilolo, situé dans la province congolaise du Lualaba, jusqu’à Sakania, dans le Haut-Katanga. La durée de cette concession est fixée à trente ans, marquant un engagement à long terme pour l’infrastructure régionale.
L’État congolais maintiendra sa pleine propriété de l’infrastructure ferroviaire et détiendra au moins 10% du capital social de la société de projet dédiée. À l’expiration de la période de concession, l’ensemble des infrastructures reviendra intégralement à la gestion de l’État congolais, assurant ainsi un contrôle souverain à terme.
Financement et retombées économiques pour les citoyens africains
Le financement de ce projet d’envergure, estimé à 1,2 milliard de dollars, ainsi que les risques liés à son exploitation et au trafic, seront entièrement pris en charge par le concessionnaire. Il est à noter que cet arrangement ne prévoit aucune garantie souveraine ni subvention d’exploitation de la part de la RDC, soulignant la solidité du modèle économique choisi.
Le président congolais, Félix Tshisekedi, a fortement insisté sur les retombées économiques positives attendues pour la nation. Parmi celles-ci, la création d’emplois locaux, la formation des jeunes générations, le recours systématique aux entreprises locales et un transfert de technologies essentiel sont des priorités. Ces initiatives sont conçues pour favoriser un véritable éveil citoyen en Afrique, en dotant les communautés des compétences nécessaires à leur développement.
Un corridor vital pour l’actualité africaine du commerce
Ce corridor ferroviaire est appelé à jouer un rôle pivot dans le transport d’une diversité de marchandises. Au-delà des minerais, il facilitera l’acheminement des produits agricoles, des intrants industriels, des hydrocarbures, des conteneurs et des biens de consommation. Il est également conçu pour améliorer la mobilité des voyageurs, renforçant ainsi les liens entre les populations.
Kinshasa et Luanda prévoient également d’harmoniser leurs opérations ferroviaires, leurs grilles tarifaires et leurs procédures douanières. Cette coordination est essentielle pour optimiser l’efficacité du transport transfrontalier et stimuler le commerce bilatéral.
Ce projet ferroviaire s’accompagnera de la mise en place de routes transfrontalières, de plateformes logistiques modernes et d’infrastructures énergétiques robustes. En parallèle, les deux pays aspirent à relancer leur coopération dans le secteur des hydrocarbures et à accélérer l’interconnexion électrique, un enjeu majeur pour l’approvisionnement énergétique de la région du Katanga.