25 mai 2026
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Bénin : Romuald Wadagni succède à Patrice Talon à la tête de l’État

Le Bénin tourne une page de son histoire politique. Romuald Wadagni, ancien ministre des Finances, a officiellement prêté serment ce dimanche 24 mai à Cotonou pour entamer un mandat de sept ans à la présidence de la République. Il succède à Patrice Talon, qui a dirigé le pays pendant une décennie.

Romuald Wadagni prête serment à Cotonou pour devenir président du Bénin

Âgé de 49 ans, le nouveau président a été élu en avril avec plus de 94 % des suffrages. Son investiture, marquée par une cérémonie au palais présidentiel de Cotonou, s’inscrit dans la continuité des réformes économiques entreprises sous l’ancien régime, tout en annonçant de nouveaux défis pour le pays.

Un héritage économique à poursuivre et des défis sécuritaires à relever

Dans son premier discours en tant que président, Romuald Wadagni a salué l’action de Patrice Talon, dont il fut un proche collaborateur. Il a promis d’accélérer la croissance économique afin d’améliorer concrètement le quotidien des Béninois. L’un de ses principaux chantiers consistera à consolider les acquis des dernières années, notamment en matière de gestion budgétaire et de stabilité macroéconomique.

Cependant, le nouveau chef de l’État devra également affronter une menace sécuritaire grandissante : les tensions persistantes dans le nord du pays, où la présence jihadiste se renforce. Face à ce défi, il a réaffirmé sa volonté d’un État « intransigeant » tout en appelant à une collaboration accrue avec les pays voisins pour endiguer ce fléau.

Un signal fort de réconciliation régionale

L’investiture de Romuald Wadagni a également été perçue comme un geste de réchauffement des relations diplomatiques avec les pays sahéliens. Plusieurs délégations de haut niveau ont fait le déplacement jusqu’à Cotonou pour marquer cette transition politique.

Le Premier ministre du Niger, Ali Mahaman Lamine Zeine, a ainsi pris part à la cérémonie, où il a été chaleureusement accueilli. Le Burkina Faso et le Mali, bien que représentés à un niveau ministériel, ont également envoyé des signaux positifs en participant à cet événement symbolique.

Les libertés publiques sous surveillance

L’arrivée de Romuald Wadagni suscite par ailleurs de vives attentes concernant l’évolution des libertés publiques. Plusieurs organisations non gouvernementales ont en effet pointé du doigt le durcissement du climat politique et médiatique sous la présidence Talon. Les premières décisions du nouveau président en la matière seront donc scrutées avec une attention particulière par la société civile et les observateurs internationaux.