Démantèlement d’un réseau de traite humaine à Yaoundé : 13 suspects interpellés
Des jeunes camerounais victimes d’une arnaque internationale promettant des emplois lucratifs à l’étranger. Les forces de l’ordre ont démantelé l’un des plus vastes réseaux de recrutement frauduleux jamais identifiés dans la capitale.
Un réseau criminel démasqué sous couvert de marketing pyramidal
Treize individus impliqués dans un vaste réseau de traite humaine ont été présentés à la presse par les autorités camerounaises. Ces suspects, actifs dans des structures se revendiquant du marketing de réseau comme QNET, IGNITE et UNIMEC, ciblaient principalement des étudiants, des jeunes sans emploi et des demandeurs d’emploi en quête d’opportunités à l’étranger.
Des promesses d’emploi illusoires à l’origine des arrestations
Les enquêteurs ont révélé que ce groupe promettait des postes bien rémunérés à l’étranger à des victimes souvent vulnérables. Une fois piégées, ces dernières se retrouvaient impliquées dans des activités illégales ou contraintes à des conditions de travail inhumaines. Deux principaux instigateurs, actuellement en fuite, seraient réfugiés au Congo et en République centrafricaine. L’enquête se poursuit activement dans plusieurs villes du Cameroun pour identifier d’éventuels autres complices.
Une opération menée par la Gendarmerie nationale
Le directeur adjoint de la coordination centrale de la Gendarmerie nationale, Atangana Fiacre Kisito, a confirmé lors d’une conférence de presse à Yaoundé que les arrestations s’inscrivaient dans le cadre d’une lutte renforcée contre les réseaux de recrutement frauduleux. Les suspects devront répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes, tandis que les investigations se poursuivent pour démanteler l’ensemble de l’organisation criminelle.
Participez à la discussion (1 commentaire)