25 juillet 2026
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La Plateforme panafricaine des femmes et des jeunes pour la paix, la démocratie et la gouvernance (2PFJ) a lancé un appel solennel en faveur d’un dialogue politique véritablement inclusif et participatif. Cette initiative vise à accompagner la Côte d’Ivoire dans la mise en œuvre de réformes électorales ambitieuses, capables de répondre aux défis démocratiques actuels. Dans un communiqué rendu public mardi 21 juillet 2026, l’organisation a souligné l’urgence de transformer les discussions en un processus consensuel et républicain.

un diagnostic partagé pour des réformes électorales durables

Pour la 2PFJ, la réforme de la gouvernance électorale ne saurait se limiter à une simple déclaration d’intention. Elle doit s’appuyer sur un diagnostic objectif des tensions socio-politiques qui ont marqué la Côte d’Ivoire ces dernières années. L’organisation met en avant la nécessité de construire un cadre de négociation élargi, associant l’ensemble des acteurs nationaux : gouvernement, opposition, société civile et partenaires internationaux.

Selon le président du conseil d’administration de la 2PFJ, Jean-Martial N’Guessan, le futur organe de gestion des élections doit émerger d’un consensus national. Ce mécanisme doit garantir l’indépendance et l’autonomie financière des institutions électorales, afin de restaurer la confiance des citoyens dans le processus démocratique.

Jean-Martial N’Guessan, président du conseil d’administration de la 2PFJ.

des commissions techniques paritaires pour une gouvernance électorale renforcée

La 2PFJ propose la création de commissions techniques paritaires, réunissant représentants du gouvernement, de l’opposition et de la société civile. Ces groupes de travail auront pour mission de définir les contours des nouveaux organes électoraux, en veillant à leur indépendance, leur transparence et leur crédibilité.

Parmi les priorités identifiées, la plateforme insiste sur la nécessité de clarifier les compétences de ces institutions, ainsi que leur autonomie financière. L’objectif ? Éviter toute ingérence politique dans les processus électoraux et garantir une gestion impartiale des scrutins futurs.

libération des détenus politiques et retour des exilés pour apaiser le climat

Pour instaurer un environnement propice aux réformes, la 2PFJ recommande des mesures fortes : la libération des personnes détenues pour des motifs politiques ainsi que le retour sécurisé des exilés. Ces gestes, selon l’organisation, sont essentiels pour rétablir la confiance entre les différents acteurs et favoriser un dialogue constructif.

Elle souligne également l’importance d’une représentation équilibrée des femmes et des jeunes au sein des futures instances électorales. Cette inclusion permettrait de renforcer la veille citoyenne et de promouvoir une démocratie plus représentative.

une opportunité historique pour la Côte d’Ivoire

La réforme électorale représente, selon la 2PFJ, une chance unique pour le pays de tourner la page des crises politiques. L’organisation rappelle que les Ivoiriens ont su, par le passé, surmonter leurs divergences pour servir l’intérêt supérieur de la Nation. Ce nouveau chapitre doit être l’occasion de bâtir une Côte d’Ivoire plus stable, plus unie et plus prospère.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par la dissolution de l’ex-Commission électorale indépendante (CEI) et l’organisation, le 22 juin 2026, d’une rencontre nationale présidée par le Premier ministre Robert Beugré Mambé. Cet événement, présenté comme une étape clé du processus, a réuni l’ensemble des forces politiques et de la société civile pour discuter des pistes de réforme du système électoral.