22 juillet 2026
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Les FARDC durcissent leur position : plus de smartphones non autorisés au front

Des militaires en patrouille dans une zone sensible du Sud-Kivu

Une nouvelle directive vient d’être publiée par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) pour rappeler une interdiction stricte : l’utilisation non autorisée des smartphones en zone d’opérations militaires. Cette mesure, jugée vitale pour la sécurité des troupes, vise à éviter que des informations sensibles ne tombent entre les mains de l’ennemi.

Dans un communiqué diffusé ce 9 juillet, le lieutenant-colonel Mak Hazukay, porte-parole par intérim des FARDC, met en garde contre les dangers liés à l’usage intempestif des téléphones portables sur le front. Selon lui, un simple smartphone allumé peut révéler la position exacte des militaires, facilitant ainsi leur localisation par les groupes armés comme l’AFC/M23.

Les consignes sont claires : interdiction formelle de partager des informations stratégiques – position, déplacements, effectifs, missions ou images des opérations – via les réseaux sociaux ou messageries. Même les communications personnelles doivent être évitées pour ne pas compromettre l’ensemble d’une unité.

Des risques immédiats pour la sécurité des troupes

Le commandement militaire insiste sur la nécessité de respecter ces règles sous peine de mettre en danger non seulement les soldats concernés, mais également leurs camarades. « Un seul téléphone mal utilisé peut faire basculer toute une opération », souligne le porte-parole.

Cette décision intervient après la diffusion de plusieurs vidéos sur les réseaux sociaux, montrant des militaires se plaignant de leurs conditions dans les hauts plateaux de Fizi et Mwenga, au cœur des affrontements contre l’AFC/M23. Une situation déjà observée précédemment près de Goma, où des images et témoignages avaient circulé, poussant l’armée à multiplier les rappels à l’ordre.

Une vigilance accrue pour préserver l’efficacité des opérations

Les FARDC appellent donc leurs hommes à une vigilance absolue et à signaler toute utilisation suspecte ou fuite d’informations. Le respect des protocoles de communication en zone de combat devient une priorité absolue pour garantir le succès des missions et la protection des civils.

Cette interdiction s’inscrit dans une série de mesures destinées à renforcer la discipline et la discrétion des troupes face à des menaces de plus en plus sophistiquées.