26 septembre 2026
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L’avertissement lancé par N’Djamena devant les Nations unies suffira-t-il à dissuader de nouvelles frappes aériennes sur son sol ? Telle est la question qui traverse le plaidoyer porté par le Tchad à la 81e Assemblée générale de l’ONU, où le pays a nettement durci le ton après les incursions qui ont visé la province de l’Ennedi-Est.

Le Tchad à l'ONU : sécurité régionale et frappes aériennes en Ennedi-Est

Pourquoi le Tchad a-t-il choisi la tribune onusienne pour hausser le ton ?

C’est le Dr Abdelmadjid Abdelrahim Mahamat, ministre de la Santé publique et de la Prévention, qui a porté le message tchadien, au nom du président Mahamat Idriss Déby Itno. Devant les représentants des États membres, il a rappelé que le Tchad se pose en acteur incontournable de la stabilité régionale, en insistant autant sur ses efforts diplomatiques que sur son engagement humanitaire.

Le diagnostic dressé par N’Djamena reste préoccupant : la fragilité du bassin du lac Tchad demeure entière, et le pays a pressé les nations développées d’honorer enfin leurs engagements financiers en faveur du climat et de la résilience des populations locales.

Quel poids le Tchad pèse-t-il dans les opérations de maintien de la paix ?

Sur le terrain sécuritaire, la délégation tchadienne a mis en avant une contribution de premier plan aux missions de paix internationales.

Un contingent de 1 500 militaires engagé en Haïti

N’Djamena a notamment rappelé le déploiement de 1 500 de ses soldats en Haïti, au sein de la force autorisée par le Conseil de sécurité. Un argument de poids pour un pays qui se présente comme un pilier de la sécurité collective, bien au-delà de ses propres frontières.

Plus de deux millions de déplacés : jusqu’où le Tchad peut-il absorber ?

Le gouvernement tchadien a également exposé une situation humanitaire critique le long de ses frontières : le pays accueille plus de deux millions de personnes déplacées, dont plus d’un million de réfugiés soudanais ayant fui le conflit depuis avril 2023. Tout en réaffirmant sa neutralité stricte dans la guerre au Soudan et son soutien aux initiatives de paix, N’Djamena a lancé un véritable cri d’alarme.

Frappes en Ennedi-Est : une récidive entraînerait-elle une riposte ?

Le gouvernement tchadien a condamné avec la plus grande fermeté les récentes frappes aériennes survenues dans la province de l’Ennedi-Est. Il les qualifie de violation inacceptable de son intégrité territoriale et se réserve le droit de riposter en cas de récidive. Un avertissement dont les conséquences pourraient redessiner l’équilibre sécuritaire de toute la bande sahélo-saharienne.

Quelles causes le Tchad défend-il au-delà de ses frontières ?

La délégation tchadienne a enfin abordé les grands dossiers internationaux, en réaffirmant plusieurs positions de principe :

  • Le rejet des actes d’agression contre les États souverains, de l’Iran au Golfe, en passant par Gaza et Cuba ;
  • L’attachement à une solution à deux États au Proche-Orient ;
  • L’appel à une réforme en profondeur du multilatéralisme, jugé indispensable pour faire face aux crises actuelles.

À travers ce discours, le Tchad ne se contente pas de défendre ses intérêts : il pose la question de la crédibilité d’un système international confronté à des violations répétées des souverainetés nationales.

Sécurité régionale : le Tchad alerte la communauté internationale sur les frappes en Ennedi-Est
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