22 mai 2026
bc738356-8ee9-4f42-891b-b77aac0c3cd7

Ousmane Sonko fustige la pression occidentale sur l’homosexualité au Sénégal

Ousmane Sonko s'exprimant lors d'une conférence de presse

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a réaffirmé avec fermeté la position de son gouvernement sur l’application de la loi criminalisant l’homosexualité. Il a catégoriquement exclu tout moratoire, promettant que la justice suivrait son cours sans exception.

Dans une déclaration musclée, il a dénoncé une « tyrannie de l’Occident » cherchant, selon lui, à imposer ses valeurs par le biais des médias. Sonko a également mis en garde contre la « prolifération » de pratiques qu’il juge contraires aux normes sociétales du pays.

Ces propos interviennent alors que plus d’une centaine de personnes ont été interpellées ces trois derniers mois pour des faits liés à l’homosexualité présumée, certaines accusées de transmission volontaire du VIH. Plusieurs personnalités proches du gouvernement ont fait l’objet d’arrestations, ce qui a alimenté les tensions.

Un refus catégorique des « leçons étrangères »

« Nous n’avons pas de leçons à recevoir » de l’Occident, a martelé Ousmane Sonko. Il a accusé les puissances étrangères de vouloir imposer leur agenda par le contrôle des médias, qualifiant cette démarche de « néocoloniale ».

Parallèlement, le chef du gouvernement a abordé la question de la dette publique, estimée à 119 % du PIB. Malgré la « situation difficile » du pays, il a défendu son plan de redressement économique, mettant en avant les recettes fiscales accrues grâce à une application plus stricte des taxes.

Dette publique : des avancées annoncées avec le FMI

Le ministre des Finances, Cheikh Diba, a tenté d’apaiser les craintes en déclarant que la gestion de la dette était « en cours de traitement ». Il a annoncé la reprise des négociations avec le Fonds monétaire international dès la semaine du 8 juin, avec pour objectif d’obtenir d’ici le 30 juin les grandes lignes d’un nouveau programme.

Ces discussions, suspendues depuis octobre 2025, avaient achoppé sur la question d’une éventuelle restructuration de la dette. Le gouvernement sénégalais mise désormais sur des mesures correctives pour stabiliser la situation économique.