28 avril 2026

Ce rapport, rédigé dans le cadre de la 52e session du Groupe de travail sur l’Examen Périodique Universel, met en lumière les violations des droits humains au Niger après le coup d’état de 2023. Amnesty International y analyse l’évolution de la situation depuis la dernière évaluation, en se concentrant sur plusieurs points critiques : les détentions arbitraires, les arrestations illégales, la protection des défenseur·e·s des droits humains et la liberté de la presse.

Analyse des recommandations précédentes : un bilan mitigé

Lors du dernier Examen Périodique Universel, plusieurs recommandations avaient été formulées pour renforcer le respect des droits fondamentaux au Niger. Pourtant, ce rapport révèle que leur mise en œuvre reste partiellement effective. Les autorités nigériennes peinent à garantir une protection adéquate contre les violations des libertés individuelles, notamment dans un contexte politique marqué par une instabilité croissante.

Défenseurs des droits humains et liberté de la presse : des cibles récurrentes

Les défenseur·e·s des droits humains et les journalistes font face à des pressions accrues depuis 2023. Les arrestations arbitraires et les restrictions à la liberté d’expression se multiplient, limitant leur capacité à œuvrer pour la transparence et la justice. Ce rapport souligne l’urgence d’agir pour protéger ces acteurs clés de la société civile.

Par ailleurs, le cadre juridique nigérien est analysé en profondeur, révélant des lacunes dans la protection du droit à l’information et des libertés fondamentales. Les restrictions imposées aux médias indépendants et aux organisations de la société civile compromettent la démocratie et l’État de droit.

Recommandations clés pour une amélioration

  • Mettre fin aux détentions arbitraires et aux arrestations sans base légale.
  • Garantir une protection renforcée aux défenseur·e·s des droits humains et aux journalistes.
  • Réformer le cadre juridique pour aligner les lois nigériennes sur les standards internationaux en matière de droits humains.
  • Promouvoir un environnement médiatique libre et indépendant.