Niamey – Les autorités du Niger viennent de marquer un tournant décisif dans leur combat contre les réseaux criminels en procédant à l’incinération de plus de trois cents kilogrammes de cocaïne. Cette opération symbolique, menée ce dimanche au sein du Laboratoire Central de l’Élevage (LABOCEL), a été organisée sous l’égide de la Commission Nationale de Coordination de Lutte contre la Drogue (CNCLD).

Une cargaison record de près de 320 kg neutralisée
Un total de 280 briques de cocaïne, représentant un poids de 319,745 kilogrammes, a été détruit lors de cette opération. Ces stupéfiants proviennent de deux saisies majeures : 47 briques interceptées à Gaya, dans la région de Dosso, en septembre 2025, et 233 briques saisies à Zinder en mai 2026. Avant leur destruction, un échantillon a été analysé par la Direction de la Police Technique et Scientifique (DPTS), confirmant sans ambiguïté la nature de la substance : chlorhydrate de cocaïne (HCL).
Respect des normes internationales pour une gestion sécurisée
Le président de la CNCLD, Mai Moussa Elhadji Bashir, a rappelé l’importance de cette démarche, conforme aux exigences internationales en matière de gestion des stupéfiants saisis. Il a insisté sur la nécessité de détruire rapidement ces substances pour éviter les risques liés à leur stockage prolongé, même lorsque les procédures judiciaires s’éternisent sur plusieurs années.

Une mobilisation sans précédent des instances judiciaires et sécuritaires
La cérémonie, présidée par le ministre de la Justice Alio Daouda, a rassemblé l’ensemble des acteurs clés du secteur. Parmi les personnalités présentes figuraient le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Niamey, le Directeur de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS), le Directeur général du LABOCEL ainsi que des représentants des forces de défense et de sécurité.
Cette destruction massive de cocaïne envoie un message fort aux trafiquants : le Niger ne tolérera plus ces activités criminelles qui menacent la stabilité de la région sahélienne. Les autorités nigériennes réaffirment ainsi leur engagement dans la lutte contre le trafic de drogue, un fléau aux conséquences dévastatrices pour les populations.
