22 juillet 2026

Me Félicité Zeifman, avocate de la famille du journaliste Martinez Zogo, a livré une attaque cinglante contre le philosophe et chroniqueur Fridolin Nke. Sa réplique, aussi acerbe que percutante, survient dans un contexte judiciaire explosif, marqué par les tensions autour du procès de l’assassinat de Martinez Zogo.

L’avocate, au barreau de Paris, dénonce avec virulence les campagnes de dénigrement orchestrées contre elle par certains médias et influenceurs proches des accusés. Elle cible particulièrement Fridolin Nke, qu’elle qualifie avec mépris de « philosophe du crachoir » ou d’« expert en discernement », remettant en cause la légitimité de ses interventions médiatiques.

Une condamnation sans appel de la théâtralité médiatique

Pour Me Zeifman, Fridolin Nke incarne une dérive inquiétante de la scène intellectuelle camerounaise. L’avocate fustige le recours systématique à des postures ridicules, des invectives stériles et une agitation médiatique qui, selon elle, prend le pas sur la rigueur et la quête de vérité. Elle dénonce une tendance à transformer des affaires judiciaires graves en spectacles de divertissement, où les défenseurs des victimes sont systématiquement attaqués plutôt que les faits eux-mêmes.

L’attaque en règle contre Fridolin Nke

Dans une tirade sans concession, Me Zeifman éreinte Fridolin Nke avec une ironie mordante. Elle le présente comme un « Descartes du Cameroun », un « Kant des quartiers populaires », ou encore un « Socrate qui a troqué le poison contre la bave », avant de conclure que son comportement illustre parfaitement la déchéance du débat public camerounais.

Son réquisitoire, à la fois drôle et cinglant, met en lumière les contradictions d’un homme qui se présente comme un intellectuel, mais dont les interventions trahissent une absence totale de profondeur et d’éthique. Elle l’accuse de recourir à un vocabulaire ordurier, de propager des insultes misogynes, et de se livrer à une autodérision involontaire en se parant du titre d’« expert en discernement ».

Pour l’avocate, la dignité ne saurait se réduire à la langue des « ordures », ni à des élucubrations aussi grotesques que pathétiques. Elle conclut en qualifiant Fridolin Nke de « vulgaire parvenu du verbe », d’« imposteur extravagant » qui abuse de la fonction respectable de la réflexion pour servir des intérêts mesquins.

Enfin, elle s’interroge avec amertume : « Depuis quand les penseurs africains sont-ils devenus si légers du bulbe ? », avant de lancer un avertissement solennel : « La dignité ne parle pas la langue des ordures. »