5 juin 2026
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Le Maroc renforce sa stratégie de gestion de l’eau avec un programme d’investissement de 3,7 milliards de dirhams (402,2 millions de dollars), fruit d’un partenariat entre les autorités marocaines, la délégation de l’Union européenne (UE) et les ambassades d’Allemagne, d’Italie et de France.

Ce financement, officiellement lancé, s’inscrit dans le cadre de la Politique nationale de l’eau (PNE) du Maroc. Son objectif ? Soutenir le Royaume dans l’amélioration de la gouvernance de ses ressources hydriques à travers trois axes majeurs :

  • Le renforcement des connaissances sur les ressources en eau disponibles ;
  • L’optimisation de la gestion des événements climatiques extrêmes (sécheresses, inondations) ;
  • Le développement des capacités institutionnelles des acteurs locaux du secteur.

Le programme inclut également des missions d’assistance technique et des échanges de bonnes pratiques entre les administrations marocaines et leurs homologues européennes. Sur le plan financier, l’UE contribue à hauteur de 514,4 millions de dirhams, tandis que trois prêts totalisant 3,2 milliards de dirhams sont octroyés par des institutions financières européennes.

Un stress hydrique qui s’aggrave sous l’effet du climat

Le Maroc fait face à une pression croissante sur ses ressources en eau, aggravée par le changement climatique, la hausse des besoins en eau potable et sept années consécutives de sécheresse, entraînant un déficit pluviométrique marqué. Pour y répondre, le pays a engagé plusieurs projets structurels :

  • Construction de nouveaux barrages pour stocker l’eau ;
  • Développement de réseaux d’interconnexion hydraulique ;
  • Réutilisation des eaux usées traitées ;
  • Mise en place de dispositifs d’économie d’eau dans les réseaux d’irrigation et d’alimentation urbaine.

Le dessalement de l’eau de mer, un levier stratégique

Face à ces enjeux, le Maroc mise sur le dessalement de l’eau de mer comme solution clé pour sécuriser son approvisionnement. Cette approche vise à couvrir plus de la moitié des besoins en eau potable d’ici 2030, tout en irriguant des zones agricoles stratégiques. Un pas décisif pour consolider la souveraineté alimentaire du pays et réduire sa dépendance aux aléas climatiques.